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Meurtre à Sainte-Foy: «Je n’ai jamais vu ça», lance un ex-commissaire

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Du jamais vu. C’est ainsi qu’un ancien commissaire a qualifié les conditions de libération de l’homme qui a tué une travailleuse du sexe, à Québec, jeudi.  

«Que des membres du service correctionnel aient développé une stratégie sans le dire à la commission pour en arriver à ce que monsieur ait des rapports sexuels avec des prostituées, je n’ai jamais vu ça! C’est très particulier», a lancé Me Jean-Claude Boyer, en entrevue à TVA Nouvelles.  

«Ce n’est pas normal qu’on autorise des individus qui ont des problèmes de relations avec les femmes à agir ainsi», a-t-il ajouté.  

Me Boyer, qui a longtemps siégé à la Commission des libérations conditionnelles du Canada, est revenu sur les étapes qui ont mené à la libération conditionnelle d’Eustachio Gallese en 2019.  

«En mars l’an dernier, il avait accompli plusieurs étapes nécessaires pour une remise en liberté. Il avait suivi des programmes, avait un suivi psychologique, avait eu des évaluations. Toutefois, il demeurait le fait que c’est un individu qui a de sérieux problèmes de contrôle de ses pulsions quand il est face à une femme», a-t-il dit.  

«C’est ce qui est difficile à évaluer pour les commissaires. Jusqu’à quel point il peut être dangereux? [...] Il avait eu près de 300 sorties en communauté, supervisées ou non, qui s’étaient bien passées. On met ça dans la balance quand on évalue.»  

Même si un plan pour que Gallese puisse avoir des relations sexuelles avec des prostituées a été mis en place, ce dernier n’a pas dû rapporter la vérité sur ses rencontres avec ces femmes.  

«Il a sûrement rapporté quelques informations, mais il n’a sûrement pas rapporté qu’il faisait affaire avec un salon de massage d’où il a été interdit de présence pour sa violence», croit Me Boyer.  

«Il faut cependant comprendre qu’au Canada, nous sommes un des meilleurs systèmes au monde pour la réinsertion sociale des détenus.»