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Favoriser la collaboration pour retenir les employés

Olivier Cléroux
Photo Pierre-Paul Poulin Cofondateur d’eXolnet, Olivier Cléroux

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Lorsque le bassin de candidats est restreint, toute entreprise doit faire preuve d’innovation pour fidéliser ses employés. eXolnet, une petite firme d’ingénierie logicielle, l’a bien compris, elle qui doit rivaliser pour séduire les talents. 

eXolnet a su tirer son épingle du jeu en matière de recrutement, même si elle ne peut pas offrir les mêmes conditions salariales que les gros joueurs qui dominent l’industrie des TI. 

La firme, qui conçoit des solutions technologiques, compte actuellement une dizaine d’employés. Et ceux-ci n’ont pas trop la bougeotte.

Qu’est-ce qui les retient ? 

Pour le savoir, les dirigeants ont posé la question à leurs employés. La réponse a été claire. Au-delà des bureaux modernes et de la table de billard, c’est la culture d’entreprise qui les garde en poste. 

Comme structure, eXolnet a adopté une hiérarchie plate. Une de ses valeurs fortes, c’est la collaboration. Face à un problème, c’est toute l’équipe qui est mise à contribution pour trouver la solution. 

L’entreprise utilise la méthodologie des OKR (pour Objectifs et Key Results), où ce sont les employés qui définissent les objectifs à atteindre face à une problématique avec des éléments mesurables. Les résultats sont ensuite partagés avec les collègues, ce qui favorise l’apprentissage. « Ils ont davantage l’impression de faire une différence. »

Dans une industrie qui évolue rapidement, c’est important d’être à jour dans le développement des nouvelles technologies. 

eXolnet n’a toutefois pas les ressources pour participer à une importante conférence internationale qui se tient chaque année à San Diego, en Californie. Pour pallier cette situation, elle organise une journée de « ciné-conférences » au bureau, avec popcorn et bonbons, qui permet aux employés de suivre les ateliers en ligne et en direct. « Ils sélectionnent les présentations qui les intéressent et partagent les connaissances apprises lors d’un lunch and learn. Toute l’équipe en profite. »

Le travail collaboratif

C’est aussi pour stimuler la collaboration qu’eXolnet a organisé une compétition de développement en soirée, sur la terrasse du bureau, afin de procéder à la refonte de son site web. 

Ils ont sorti les ordinateurs et se sont mis à l’ouvrage. « On a bâti notre site en une nuit, ce qui, autrement, nous aurait demandé plusieurs semaines de travail. (...) Tout le monde a eu le sentiment d’y mettre sa touche. »

Salaires

Les secteurs avec des emplois payants

En 2019, c’est l’industrie des mines, du pétrole et du gaz qui a offert les meilleurs salaires au Canada, avec une rémunération annuelle moyenne de 111 841 $. Les employés des services publics ont empoché, pour leur part, 95 815 $, alors que les spécialistes en gestion des sociétés et d’entreprises ont gagné 86 465 $, selon les données que vient de publier Statistique Canada. 

L’hébergement et la restauration (21 365 $), le commerce de détail (31 478 $) et les arts, spectacles et loisirs (32 329 $) sont parmi les industries les moins payantes. 

Par ailleurs, la pénurie de main-d’œuvre a un impact sur la croissance des salaires, qui est plus forte dans certains secteurs. Le salaire moyen dans l’industrie forestière a augmenté de 10,3 % de janvier 2018 à janvier 2019. Dans l’industrie de l’information et l’industrie culturelle, la hausse est de 9,4 % et de 6,5 % dans les services administratifs, de soutien, de gestion des déchets et d’assainissement. 

Tous secteurs confondus, le salaire annuel moyen au pays a augmenté de 2 % en 2019 pour atteindre plus de 52 600 $. 

Sondage

Le télétravail a la cote auprès des employés

Alors que les travailleurs recherchent une plus grande flexibilité de leur horaire de travail, moins de la moitié des entreprises du Canada offrent des options de télétravail, révèle un sondage du cabinet de recrutement Robert Half. 

Lorsque cet avantage leur est offert, 6 employés sur 10 l’utilisent pour travailler à domicile. Il y en a 3 % qui le font à partir d’un autre endroit, comme un café ou un bureau partagé. 

Pour les 36 % qui restent, le fait de ne pas avoir la bonne technologie (47 %) et d’être moins productifs en raison des distractions (31 %) sont les principaux facteurs qui les dissuadent de travailler à l’extérieur du bureau.

La capacité de travailler à distance est manifestement recherchée par les employés. « Il incombe aux employeurs de préparer leur personnel à réussir, qu’ils soient au bureau ou non », soutient David King, président de district principal de Robert Half.

Des employés moins fidèles que jamais

La rétention du personnel représente un réel défi pour les entreprises. Le marché incite davantage les travailleurs à quitter leur emploi puisqu’ils ont l’assurance de trouver mieux ailleurs. 

C’est ce que révèle un récent sondage de la Banque du Canada, alors que près de 18 % des répondants ont indiqué qu’ils comptaient démissionner au cours de la prochaine année. Il y a deux ans, cette proportion n’était que de 6 %. 

Par ailleurs, un peu plus de 50 % des sondés pensent que s’ils perdaient leur emploi, il ne leur faudrait que trois mois pour s’en trouver un autre. De plus, la proportion de ceux qui jugent probable la perte de leur emploi au cours de la prochaine année a plus que doublé, passant de 4 % à 10 % en deux ans.

C’est la première fois que la Banque du Canada rend publics les résultats de son Enquête sur les attentes des consommateurs. Le sondage, ayant accumulé assez de données pour établir des tendances, est effectué tous les trois mois depuis cinq ans auprès d’un panel rotatif de 2000 chefs de ménages canadiens.