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On ne s’attendait pas à un tel scénario. Au contraire, on l’appréhendait.

Flames c. Canadiens
Photo Martin Chevalier Marc Bergevin pourrait-il être tenté de se départir de Tomas Tatar d’ici la date limite des transactions ?

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On ne s’attendait pas à un tel scénario. Au contraire, on l’appréhendait.

Le Canadien a fait du surplace... aucun gain au classement, au contraire, l’écart qui le sépare d’une place en séries éliminatoires s’est agrandi. Les Flyers de Philadelphie ont gagné. Les Blue Jackets de Columbus ne perdent plus. Les Panthers de la Floride ont maintenant gagné leurs six derniers matchs, les Hurricanes de la Caroline bénéficient d’une priorité de 10 points.

Rien de bien encourageant pour la deuxième moitié de la saison.

Quand on accuse un retard de dix points sur les Panthers qui occupent le troisième rang de la division atlantique, c’est énorme. Maintenant, dans la catégorie des équipes repêchées, les Flyers ont une priorité de neuf points. Encore là, peut-on combler un tel déficit ?

Si c’était une course entre deux équipes, oui, mais le problème, c’est qu’il y a les Sabres de Buffalo qui sont toujours dans le décor, les Rangers qui soufflent dans le cou du Tricolore.

Et n’oublions pas les Maple Leafs de Toronto, avec une priorité de six points sur le Canadien. Je suis bien conscient que c’est l’inquiétude chez les Leafs. La brigade défensive a perdu son leader, Morgan Rielly. Et le gardien Frederik Andersen n’est pas sans causer des soucis aux décideurs de l’organisation. Mais, en fin de compte, du moins sur papier, il s’agit d’une équipe plus talentueuse que celle du Tricolore.

Le même discours

Bref, malgré une poussée de quatre victoires en cinq matchs avant de prendre congé pour quelques jours, le Canadien n’a rien gagné. Pas même une place au classement.

On peut présumer que Marc Bergevin s’en tiendra au même discours et peut-on le blâmer ? L’objectif, en début de saison, était d’obtenir une qualification pour la compétition du printemps. Mathématiquement, il y a toujours une possibilité. Mais, dans la réalité, c’est une autre histoire.

Le directeur général pourra toujours souligner qu’au retour des activités, il misera sur une équipe différente avec la rentrée des joueurs sur la touche depuis quelques semaines, pour ne pas dire quelques mois. Mais quand Jonathan Drouin sera-t-il en mesure de reprendre le collier ? Brendan Gallagher se remettra-t-il rapidement d’une commotion cérébrale ?

Au moins, Bergevin a une bonne idée de ce qui l’attend. Il sera sollicité par plusieurs formations de la ligue. Ce qui est intéressant dans ce dossier, c’est que ses homologues croient que les carottes sont cuites et que Bergevin, devant la tournure des événements, pourrait se montrer à l’écoute de toute proposition intéressante même s’il a claironné, il y a une semaine, que certains vétérans bénéficiaient d’une certaine immunité.

Ça ne fait aucun doute que certains patineurs du Canadien attireront la curiosité des autres formations, particulièrement celles qui sont impliquées dans une course éreintante pour une participation aux séries éliminatoires et celles qui entretiennent de grandes ambitions.

Des cas intéressants

Tomas Tatar est un cas intéressant. Il lui reste une autre année attachée à son contrat dont un certain pourcentage est payé par les Golden Knights de Las Vegas. Les Penguins cherchent à colmater une brèche sur le flanc gauche à la suite de la perte pour le reste de la saison de Jake Guentzel. N’aimerait-on pas le voir aux côtés de Sidney Crosby ?

L’Avalanche du Colorado et Joe Sakic ont établi certaines priorités, notamment celles de donner plus de punch au deuxième trio. On cherche à amenuiser quelque peu les responsabilités de Nathan MacKinnon et ses compagnons de trio sur qui reposent en grande partie les succès de l’attaque. On sait très bien qu’il y a toujours un risque d’embarquer dans le tournoi printanier avec un seul trio productif.

Et si jamais Ilya Kovalchuk poursuit sur sa lancée, qu’il accumule des points au même rythme que depuis son arrivée à Montréal, des directeurs généraux se pencheront sûrement sur ce que pourrait représenter le joueur russe au sein de leur formation.

Et elles sont nombreuses les équipes qui aimeraient améliorer le flanc droit de leur brigade défensive. Jeff Petry n’était-il pas un candidat intéressant ?

On doit reconnaître toutefois, et on l’a précisé il y a une semaine, que rien ne presse pour Bergevin.  

Le Canadien disputera 14 matchs avant la date limite des transactions, prévue pour le 24 février. Sept matchs au Centre Bell, autant à l’étranger. Mais il faut noter que six des huit prochaines rencontres seront disputées à Montréal. Les résultats influenceront sans aucun doute le marché des transactions. Il aura amplement le temps d’étudier les offres, d’identifier les équipes souhaitant discuter sérieusement et de songer à créer une surenchère.

Plusieurs candidats

C’est parti.Les prochaines semaines seront marquées par plusieurs rumeurs en ce qui concerne le transfert des effectifs, et c’est tout à fait normal.

Avec le plafond salarial, les équipes n’ont plus les mêmes ressources pour apporter des changements importants dans les premiers mois du calendrier. Pour la plupart, on attendra à la date limite pour tenter sa chance dans un marché proposant des solutions.

Tout récemment, à Chicago, on laissait planer la perspective que les Panthers de la Floride, avec Joel Quenneville et Dale Tallon, deux ex-décideurs des Blackhawks, auraient l’intention de s’informer sur le statut de Duncan Keith.

À Pittsburgh, les Penguins qui avaient échangé Phil Kessel au Wild du Minnesota, en retour de Jason Zucker, auraient semble-t-il consulté Bill Guerin, leur ex-employé, maintenant directeur général du Wild. La transaction avait été annulée parce que Kessel refusa carrément d’aller au Minnesota. Les Penguins reviennent à la charge.

Les leafs

À Toronto, on affirme que Kyle Dubas échangera Kesperi Kapanen dans un contexte où les Leafs seront en mesure de conclure une transaction majeure. 

Le classement des équipes, la parité, le plafond salarial inviteront à la prudence. Les équipes les plus sollicitées seront évidemment celles dont les chances de participer aux séries éliminatoires sont nulles ou presque.