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Qu’est-ce que Bergevin a en tête?

Canadiens Entrainement
Photo d’archives, Pierre-Paul Poulin Le téléphone de Marc Bergevin ne doit pas dérougir par les temps qui courent.

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Marc Bergevin doit avoir du mal à dormir. Ses prochaines décisions auront un impact majeur sur le Canadien de Montréal, à court, à moyen ou à long terme. 

À un mois de la date limite des transactions, le Festival des rumeurs est officiellement commencé. Tout le monde a son opinion sur ce que devrait faire le directeur général du Tricolore. Il n’y a pas une journée où l’on n’entend pas les noms de Shea Weber, Carey Price, Jeff Petry, Tomas Tatar, et même Max Domi et Brendan Gallagher, comme de possibles monnaies d’échange pour le Canadien.

La réalité est que personne n’est dans la tête de Marc Bergevin.

S’est-il rendu à l’évidence que son équipe ne participerait pas aux séries ? Personnellement, je crois que l’homme de hockey a encore espoir qu’un revirement de situation pourra survenir, même si ça semble tellement évident qu’il faudra oublier la danse printanière encore cette année.

Si Bergevin croit encore vraiment aux séries éliminatoires, il devra aussi se rendre à l’évidence que ce n’est pas avec l’alignement qu’il a en ce moment sous la main qu’il va le faire. Ça lui prendra un électrochoc, une transaction d’importance pour amener un joueur d’impact à Montréal.

PAS TOUCHE AUX JEUNES

Mais cette hypothèse, on peut presque d’ores et déjà la rejeter du revers de la main parce qu’il semble clair que le patron hockey du Canadien n’a pas l’intention de toucher à sa banque de jeunes joueurs et de choix au repêchage.

Pourtant, l’équipe ne perdrait pas à tenter de monnayer un ou deux jeunes joueurs dans sa filière pour du renfort immédiat. Après tout, des succès dans le junior ne sont garants de rien, et on en a la preuve flagrante cette année avec des hockeyeurs comme Ryan Poehling ou Cale Fleury.

Dans le cas de Poehling, on s’attendait à ce qu’il se taille un poste facilement avec l’équipe en début de saison et qu’il ait un impact immédiat avec le Canadien, ce qui, avouons-le, n’est pas le cas du tout. Je ne dis pas que ça n’arrivera pas, simplement qu’il n’y a rien de garanti avec les jeunes joueurs.

La question est aussi de savoir si Bergevin est prêt à tenter le coup de circuit. À mon avis, c’est l’an dernier qu’il aurait dû s’élancer pour la longue balle, mais il a manqué une chance en or d’ajouter du talent immédiat à son équipe.

Parce que plus on attend, plus on s’éloigne des meilleures années de Carey Price et Shea Weber. On peut aussi ajouter Jeff Petry à cette catégorie.

L’équipe se retrouve donc assise entre deux chaises. En plus, le repêchage d’expansion de Seattle fera en sorte que l’équipe perdra un autre élément important.

DES OFFRES

Si le Canadien ne fait pas les séries, ce sera quoi le prochain plan ? L’équipe aura manqué les éliminatoires quatre fois au cours des cinq dernières années et la patience des partisans de l’équipe n’est pas sans limites.

Soyez-en assuré, son bureau est rempli d’offres à l’heure actuelle. Certaines sont assurément intéressantes, d’autres ne valent même pas un retour d’appel. Il faut dire que les directeurs-gérants peuvent se transformer en vautours quand ils voient une équipe en difficulté.

Existe-t-il une solution miracle ? Non.

Tout le monde semble avoir son idée, toutefois. Finalement, ça ne veut rien dire, puisque celui qui décide, c’est Marc Bergevin. Et personne ne sait réellement quel plan il a en tête en ce moment.

– Propos recueillis par Kevin Dubé

Les échos de Bergie

Un règlement stupide

Les amateurs de hockey de Montréal n’auront pas l’occasion de voir à l’œuvre Alex Ovechkin au Centre Bell lundi prochain puisque ce dernier purgera le match de suspension qu’on lui a imposé pour avoir fait l’impasse sur le week-end des Étoiles de la LNH. Encore une fois, ce sont les amateurs qui paient la note puisqu’Ovechkin sera suspendu sans pénalité salariale. Il est clair que le franc-tireur russe est en guerre contre Gary Bettman, qui refuse toujours que les joueurs de son circuit participent aux Jeux olympiques. Toutefois, les partisans n’ont pas à être pénalisés, surtout que les billets ne seront pas moins chers pour le match Canadiens-Capitals de lundi. C’est un peu comme si vous payiez une somme importante pour voir un spectacle de Céline Dion, et qu’au final, Céline n’était pas là. Il faudra se pencher sur le format du Match des étoiles de la LNH d’ailleurs. De nombreux joueurs vedettes n’y seront pas pour cause de blessures, dont Artemi Panarin et Auston Matthews. C’est malheureux pour le spectacle.

Le rêve Lafrenière

Les amateurs de hockey de Montréal continuent de rêver à Alexis Lafrenière. Il faut le reconnaître, il s’agirait de l’un des plus beaux cadeaux depuis la venue de Guy Lafleur avec le CH. Mais il ne faut pas fonder trop d’espoir là-dessus. La LNH a changé, et il n’est plus possible de s’assurer de repêcher au premier rang au total. Les formations ne peuvent plus faire comme les Penguins de Pittsburgh en 1983-1984 et tout faire pour terminer au dernier rang du classement général. Si le Canadien terminait au dernier rang cette année, ce qui, avouons-le, demeure fort improbable, il n’aurait que 18,5 % des chances d’avoir la première sélection au total. Lafrenière demeure un rêve plus qu’une possibilité à Montréal.

L’exemple de St. Louis

Les équipes qui ne sont actuellement pas dans le portrait des séries peuvent toujours se réconforter en utilisant l’exemple des Blues de St. Louis de l’an dernier. Toutefois, historiquement, les équipes qui sont hors des séries lors de la pause du Match des étoiles jouent au golf plus tôt, la plupart du temps. C’est probablement la raison qui a forcé les Golden Knights de Vegas à congédier Gerard Gallant. On a tellement eu peur de rater les séries qu’on a décidé d’utiliser les grands moyens. Reste à voir si le pari en vaudra le coup.