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Trop dangereux pour vivre en société

Plus de 2100 condamnés à vie admissibles à une libération conditionnelle gardés derrière les barreaux

Man in prison
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Près de 4200 condamnés à la prison à vie sont admissibles à une libération conditionnelle au Canada, mais la moitié d’entre eux sont toujours en détention car ils sont jugés encore trop dangereux pour la société. La notion de sentence d’emprisonnement à perpétuité est souvent mal comprise, mais pour plusieurs meurtriers, une peine à vie... dure effectivement pour le reste de leur vie.  


Le gouvernement canadien dépense chaque année un quart de milliard de dollars pour garder en prison quelque 2100 criminels condamnés à vie, même s’ils sont admissibles à une libération conditionnelle. Ils sont tout simplement trop dangereux pour être remis en liberté.  

• À lire aussi: Un dur parmi les durs... qui n’a jamais pu sortir  

• À lire aussi: Un reportage qui répondra à des questions 

La réhabilitation est au cœur du système carcéral canadien.             

Même les tueurs en série et les psychopathes peuvent espérer sortir de prison un jour à la fin de leur période d’inadmissibilité, qui varie généralement de 10 à 25 ans.            

Mais selon des statistiques fournies par le Service correctionnel canadien (SCC), un criminel condamné à vie sur deux ne réussit pas à convaincre les autorités qu’il ne représente plus une menace pour la société.             

Un concept incompris  

C’est le cas de criminels célèbres, comme Paul Bernardo ou Valéry Fabrikant. Mais c’est aussi vrai pour d’autres détenus dont les crimes sont plus ou moins passés sous le radar.             

Comme Paulo Shaker, un meurtrier admissible à une libération conditionnelle depuis 15 ans, qui a accepté de se confier au Journal.           

« Les gens comprennent mal le concept de la prison à vie, estime Me Sylvie Bordelais, avocate spécialisée en droit carcéral. Ils s’imaginent que les criminels sont automatiquement libérés à la fin de leur période d’inadmissibilité, mais dans la vraie vie, ce n’est pas comme ça que ça se passe. »      

  • Écoutez l'entrevue avec Yves Thériault à QUB Radio:   

Les commissaires aux libérations conditionnelles sont beaucoup plus sévères avec cette catégorie de détenus, souligne Me Bordelais, qui représente plusieurs criminels condamnés à vie.            

Liberté au compte-gouttes  

« Le système n’a aucune obligation de les libérer. S’ils ne font pas la démonstration qu’ils sont réhabilités et qu’ils ne représentent plus une menace pour la société, ils vont rester en dedans », dit-elle.            

Même quand ils réussissent à convaincre les commissaires de leur accorder une chance, c’est au compte-gouttes que les criminels condamnés à vie regoûtent au privilège de la liberté.             

On va commencer par leur accorder des sorties de quelques heures avec escorte. Si tout se passe bien, ils devront ensuite faire un séjour de plusieurs mois dans une maison de transition. En tout temps, ils demeureront sous très haute surveillance.            

Récidive peu élevée  

« Ils vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de leur tête, explique David Henry, directeur de l’Association des services de réhabilitation sociale du Québec (AQRSQ).             

Au moindre écart de conduite, on peut les ramener en prison. Et ça vaut pour le restant de leur vie. C’est pour ça qu’on appelle ça la prison à vie. »            

En dépit du crime survenu mercredi à Québec, où un meurtrier en libération conditionnelle aurait tué une jeune femme dans un motel, les experts consultés pour ce dossier s’entendent pour dire que les criminels condamnés à vie remis en liberté gardent généralement une bonne conduite.            

Le système n’est pas infaillible, tout le Québec en a eu la preuve cette semaine. Néanmoins, les condamnés à vie affichent un taux de récidive beaucoup plus bas que les autres catégories de criminels.             

Même les détracteurs du système en conviennent.             

C’est le cas du sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu, qui pourrait voir l’assassin de sa fille, Hugo Bernier, bénéficier d’une libération à compter de 2022.            

« S’il se présente devant la Commission des libérations conditionnelles et qu’il réussit à démontrer qu’il ne représente plus un danger pour la société, dit-il, je ne m’objecterai pas à sa remise en liberté. Mais selon les informations que j’ai, il est encore habité par ses vieux démons. »            

Si les informations du sénateur Boisvenu sont exactes, à moins d’un revirement dans son cheminement, Bernier risque d’ajouter son nom à la longue liste des criminels qui vont finir leurs jours en prison.            


  • Criminels condamnés à vie, admissibles à une libération : 4165 (4009 hommes, 156 femmes)            
  • Criminels condamnés à vie, admissibles à une libération, mais toujours en détention : 2136 (2097 hommes, 39 femmes)            
  • Criminels condamnés à vie, en surveillance dans la communauté : 2029 (1912 hommes, 117 femmes)            
  • Criminels condamnés à vie au Canada* : 5713 (5460 hommes, 253 femmes)            
  • Coût de détention d’un délinquant dans un pénitencier fédéral (par année) : 115 000 $   

* Pour les fins de ce reportage, le terme « criminels condamnés à vie » comprend les criminels condamnés à l’emprisonnement à perpétuité et les délinquants dangereux condamnés à une peine à durée indéterminée. Données en date du 31 mars 2019.  

La prison à vie pour les nuls  

Quels crimes entraînent obligatoirement une peine de prison à perpétuité ?  

Le meurtre prémédité (premier degré) ou non prémédité (deuxième degré), de même que le très rare crime de haute trahison. Toute peine d’emprisonnement à perpétuité est assortie d’une période d’inadmissibilité.            

Qu’est-ce que la période d’inadmissibilité ?  

C’est le nombre d’années que le criminel condamné à perpétuité doit purger avant d’avoir le droit à une libération conditionnelle.            

Quelle est la durée de la période d’inadmissibilité ?  

Elle est de 25 ans pour un meurtre au premier degré. Elle peut varier de 10 à 25 ans pour un meurtre au deuxième degré.            

Par exemple, en octobre dernier, Maxime Labrecque a été déclaré coupable d’avoir planifié le meurtre de sa conjointe Isabelle Lavoie et a écopé automatiquement de la prison à vie avec une période d’inadmissibilité de 25 ans.            

Maxime Labrecque, 25 ans pour le meurtre prémédité de sa conjointe.
Photo courtoisie
Maxime Labrecque, 25 ans pour le meurtre prémédité de sa conjointe.

De son côté, en 2015, Guy Turcotte était trouvé coupable des meurtres non prémédités de ses deux enfants. Il avait écopé d’une peine à vie, dont 17 ans de prison sans possibilité de libération conditionnelle.            

Guy Turcotte, 17 ans pour les meurtres non prémédités de ses enfants.
Photo Chantal Poirier
Guy Turcotte, 17 ans pour les meurtres non prémédités de ses enfants.

Est-ce que la période d’inadmissibilité peut dépasser 25 ans ?  

Oui. Depuis 2011, dans les cas de meurtres multiples, le juge peut ordonner que les périodes d’inadmissibilité pour chaque condamnation soient purgées consécutivement.            

Quelle est la plus longue période d’inadmissibilité imposée ?  

75 ans. Cette distinction revient à quatre auteurs de triple meurtre : Justin Bourque (Nouveau-Brunswick, 2014) ; John Paull Ostamas (Manitoba, 2016) ; Douglas Garland (Alberta, 2017) ; et Derek Saretzky (Alberta, 2017).            

Douglas Garland, 75 ans de prison minimum.
Photo Agence QMI
Douglas Garland, 75 ans de prison minimum.

Et au Québec ?  

Alexandre Bissonnette s’est vu imposer une période d’inadmissibilité de 40 ans pour avoir tué six personnes à la grande mosquée de Québec, le 29 janvier 2017.             

Alexandre Bissonnette, 40 ans de prison minimum.
Photo collaboration spéciale, Mélissa Paradis
Alexandre Bissonnette, 40 ans de prison minimum.

Qu’arrive-t-il quand un criminel condamné à vie obtient une libération conditionnelle ?  

Il demeure sous la responsabilité du Service correctionnel canadien (SCC) jusqu’à la fin de ses jours. À la moindre infraction ou dérogation à ses conditions de libération, il risque de retourner en prison et d’y rester.            

Qu’est-ce qu’une peine à durée indéterminée ?  

C’est la sentence qu’on impose aux criminels déclarés « délinquants dangereux ». Ils doivent purger un minimum de 7 ans de prison avant de demander une libération. Mais on peut les garder en prison tant qu’ils représentent un risque pour la société, sans limites de temps.            

Le palmarès des « pas sortables »  

Parmi les condamnés à vie qui n’ont jamais pu obtenir de libération conditionnelle figurent des cas troublants.            

Normand Guérin et Gilles Pimparé (62 et 61 ans)  

Normand Guérin et Gilles Pimparé.
Photos d'archives
Normand Guérin et Gilles Pimparé.
  • Crimes : ont étranglé deux adolescents et les ont jetés du haut du pont Jacques-Cartier en juillet 1979. Maurice Marcil et Chantal Dupont, 15 ans et 14 ans, revenaient de La Ronde lorsqu’ils avaient été interceptés par les deux assassins, qui ont alors violé la jeune fille sous les yeux de son ami avant de les exécuter lâchement. Le crime avait horrifié tout le pays et les deux avaient alors été qualifiés de « monstres ». Lors de la sentence, le juge Boilard avait déploré ne plus pouvoir recourir à la peine de mort ou imposer deux peines consécutives de 25 ans. (C’est possible depuis 2011 pour les meurtres multiples)                        
C’est sur cette plateforme sous le pont Jacques-Cartier que le double meurtre a eu lieu. En mortaise, Chantal Dupont et Maurice Marcil.
Photos d'archives
C’est sur cette plateforme sous le pont Jacques-Cartier que le double meurtre a eu lieu. En mortaise, Chantal Dupont et Maurice Marcil.
  • Période d’inadmissibilité : 25 ans            
  • Date d’admissibilité à une libération conditionnelle : 5 juillet 2004            
  • Dernière comparution aux libérations conditionnelles : Guérin n’a jamais comparu devant la Commission. Pimparé a comparu le 20 juin 2017            
  • Extrait de la décision (Pimparé) : « Votre criminalité a été précoce, persistante et aggravante, avec une composante sadique lors de la commission de plusieurs délits (...) Votre potentiel de violence est très important et toute mesure d’élargissement à ce stade-ci ne protégerait pas la société. »                        

► Serge Archambault, 63 ans, alias « le boucher de Saint-Eustache »  

Man in prison
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  • Crimes : a assassiné et dépecé au moins trois femmes entre 1989 et 1992           
  • Période d’inadmissibilité : 25 ans           
  • Date d’admissibilité à une libération conditionnelle : 27 novembre 2017           
  • Dernière comparution aux libérations conditionnelles : N’a jamais comparu devant la Commission.                      

 ► Christian Leduc, 54 ans  

Christian Leduc et Josephine Petitpas.
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Christian Leduc et Josephine Petitpas.
  • Crime : a tué à coups de couteau Joséphine Petitpas, une septuagénaire qui l’a surpris lors d’un vol dans une résidence de Saint-Lin, en 2002 ; c’est son petit-fils de 13 ans qui avait fait la macabre découverte. Leduc avait été hébergé dans cette maison par la famille de la victime alors qu’il était en difficulté.           
  • Période d’inadmissibilité : 11 ans           
  • Date d’admissibilité à une libération conditionnelle : 12 février 2013           
  • Dernière comparution aux libérations conditionnelles : N’a jamais comparu devant la Commission.                      

► Jean-Pierre Duclos, 62 ans  

Jean-Pierre Duclos et Danielle André.
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Jean-Pierre Duclos et Danielle André.
  • Crime : a assassiné Danielle André, une mère de famille de 33 ans, découverte nue, ligotée et criblée de balles en janvier 1991 à Laval ; avait été arrêté 10 mois plus tard en Colombie.          
  • Période d’inadmissibilité : 25 ans          
  • Date d’admissibilité à une libération conditionnelle : 25 mai 2016          
  • Dernière comparution aux libérations conditionnelles : 26 avril 2016          
  • Extrait de la décision : « Vous présentez un trouble de la personnalité antisociale et une dépendance aux substances intoxicantes (...) Certaines évaluations relèvent la présence de traits psychopathiques (...) ce qui suggère un risque élevé de récidive dans un délit avec violence. »                    

► Valéry Fabrikant, 79 ans, alias le tueur de Concordia  

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  •  Crimes : a assassiné quatre collègues professeurs et blessé un membre du personnel en août 1992 à l’Université Concordia, prétextant avoir été floué par ses pairs ; « Un homme tordu, malade, un meurtrier vicieux », a dit le juge lors de la sentence. Il a multiplié les requêtes avant, pendant et après le processus judiciaire           
  • Période d’inadmissibilité : 25 ans           
  • Date d’admissibilité à une libération conditionnelle : 24 août 2017           
  • Dernière comparution aux libérations conditionnelles : 30 septembre 2015           
  • Extrait de la décision : « Après 22 ans d’incarcération, votre niveau de danger pour le public demeure élevé. Votre propension aux comportements violents a été clairement établie. »                      

► Paul Bernardo, 54 ans  

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  • Crimes : a kidnappé, violé et assassiné deux adolescentes, Leslie Mahaffy (1991) et Kristen French (1992) ; a violé une vingtaine de femmes à Scarborough, en banlieue de Toronto, entre 1987 et 1990. Sa conjointe de l’époque, Karla Homolka, a écopé de 12 ans de prison pour sa participation aux crimes du tueur, qualifié de sadique sexuel par des psychiatres.           
  • Période d’inadmissibilité : 25 ans           
  • Date d’admissibilité à une libération conditionnelle : 17 février 2018           
  • Dernière comparution aux libérations conditionnelles : 17 février 2018           
  • Extrait d’une décision : « Les résultats des tests démontrent que vous éprouvez peu de remords pour votre comportement sexuel déviant... vous rencontrez les critères pour un diagnostic de psychopathie. »                   

► Allan Legere, 71 ans, alias le monstre de Miramichi  

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  • Crimes : auteur de cinq meurtres prémédités d’une violence inouïe, dont quatre durant une cavale meurtrière de 206 jours en 1989, après s’être évadé d’une garde légale. Il avait alors semé la terreur dans plusieurs petites localités du Nouveau-Brunswick.           
  • Période d’inadmissibilité : 25 ans           
  • Date d’admissibilité à une libération conditionnelle : 20 novembre 2015           
  • Dernière comparution aux libérations conditionnelles : N’a jamais comparu devant la Commission.                     

Ils sont morts derrière les barreaux  

Chaque année, des criminels condamnés à la prison à vie finissent leurs jours derrière les barreaux sans jamais avoir été libérés. Voici quelques noms figurant sur cette triste liste.          

Roch « Moïse » Thériault  

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Date du décès : 20 février 2011 (63 ans)  

Le sadique gourou a été condamné en 1993 pour le meurtre de Gabrielle Boilard. Il a été assassiné par un codétenu dans sa cellule de l’établissement Dorchester, au Nouveau-Brunswick.          


 André Gaudette  

Date du décès : 16 juin 2017 (71 ans)  

Condamné à la prison à perpétuité pour un meurtre non qualifié en mai 1963, Gaudette aura passé 54 ans derrière les barreaux sans jamais retrouver la liberté.          


 Clifford Olson  

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Date du décès : 30 septembre 2011 (71 ans)  

Un des plus sanguinaires tueurs en série des annales judiciaires canadiennes, Olson a été condamné à perpétuité en janvier 1982, après s’être reconnu coupable des meurtres de 11 jeunes victimes âgées de 11 à 18 ans. Il a succombé à un cancer.          


Régis Tremblay  

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Date du décès : 1er juillet 2017 (57 ans)  

Avant d’être condamné à la prison à vie en 2002 pour le meurtre d’un restaurateur de Saint-Sauveur lors d’un vol, Régis Tremblay était déjà un habitué du système correctionnel. En octo-bre 1988, alors qu’il était en attente de son procès pour l’assassinat d’un codétenu, il avait survécu miraculeusement à une chute de quatre étages en tentant de s’évader de la prison de Parthenais. Son complice, Serge Godbout, avait eu moins de chance et était mort sur le coup. Les deux hommes avaient scié un barreau du bloc cellulaire et noué une dizaine de draps pour tenter en vain d’atteindre le sol.          


Claude Dubeau  

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Date du décès : 19 octobre 2016 (74 ans)  

Homme de main du clan Dubois de Saint-Henri, Dubeau a été condamné en 1982 pour le meurtre de Richard Desormiers, le beau-frère de Frank Cotroni, commis neuf ans plus tôt au plus fort d’une guerre de territoire entre gangs. Dénoncé par le célèbre délateur Donald Lavoie, il a passé les 34 dernières années de sa vie en prison.          


Normand Bourque  

Date du décès : 16 février 2018 (56 ans)  

Incarcéré en décembre 1984 pour un meurtre au deuxième degré alors qu’il n’avait que 22 ans, Normand Bourque, originaire de Sept-Îles, a passé la quasi-totalité de sa vie adulte derrière les barreaux. À peine sorti de prison pour vol qualifié, le criminel s’était attaqué à un sexagénaire de Québec à la pointe d’un couteau pour lui dérober 400 $.          


 Gaston Lavoie  

Date du décès : 4 juin 2017 (76 ans)  

Incarcéré à vie en décembre 1970 pour le meurtre au second degré d’une veuve de 69 ans de Québec, morte étranglée, à qui il n’avait volé que 1,85 $, Lavoie a bénéficié d’une semi-liberté en octobre 1992. Mais moins d’un an plus tard, il retournait en prison pour de bon pour un autre vol avec séquestration.           


Nathalie Dion  

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Date du décès : 7 novembre 2017 (48 ans)  

En juillet 2005, Nathalie Dion a été condamnée à la prison à vie, sans possibilité de libération avant 10 ans, pour le meurtre de sa mère. Même si elle était admissible à une semi-liberté depuis 2002, elle n’a jamais su démontrer qu’elle ne représentait plus un risque pour la société.          


 Ian Berger  

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Date du décès : 5 juin 2018 (65 ans)  

Décédé à l’établissement Archambault de causes naturelles liées à une maladie, Ian Berger était incarcéré depuis novembre 1990 pour meurtre au deuxième degré. Natif de Montréal, il avait été impliqué dans une fusillade en Alberta. Berger avait un moment échappé aux policiers en se déguisant en juif hassidique.          


Paul Bédard  

Date du décès : 12 octobre 2017 (53 ans)  

Incarcéré depuis décembre 1992, Bédard était le complice de Paulo Shaker dans le double meurtre de Michel Mansfield et Jean-Pierre Masse, commis en juillet 1991.          


  

Yves Thériault est journaliste et documentariste spécialisé dans les affaires criminelles et judiciaires. Il est l’auteur de l’essai Tout le monde dehors : enquête sur les libérations conditionnelles (Libre Expression) et le concepteur de la série documentaire En prison (Ztélé). Il signe pour Le Journal ce dossier pour démystifier la peine de prison à vie et les possibilités de libération conditionnelle pour les meurtriers, un concept souvent mal compris.          

Écoutez l’entrevue qu’Yves Thériault accorde à l’animateur Benoît Dutrizac sur qub.radio, dès 6 h lundi matin, et diffusée également en mode balado sur l’application Dutrizac sur mesure.