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Un impressionnant «tank» pour aller pêcher plus tôt

Deux pourvoiries possèdent ce véhicule pour casser la glace

Le propriétaire de la Pourvoirie Auberge la Barrière, Guy Lalonde (au centre) avec le directeur des ventes de Machinerie St-Pierre Scott Szabadkai, et son employé Sébastien Jobin.
Photo Amélie St-Yves Le propriétaire de la Pourvoirie Auberge la Barrière, Guy Lalonde (au centre) avec le directeur des ventes de Machinerie St-Pierre Scott Szabadkai, et son employé Sébastien Jobin.

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Deux pourvoiries québécoises tannées d’ouvrir en retard sur tout le monde se sont offert des véhicules amphibies très spectaculaires pour pouvoir casser les dernières glaces du printemps.

« Notre pourvoirie est haute en altitude. Malgré le fait qu’on est à 1 h 30 de Montréal, on est à peu près toujours les derniers dégelés dans la région », mentionne Guy Lalonde, de la Pourvoirie Auberge la Barrière, située à cheval entre Saint-Zénon et Sainte-Émélie-de-l’Énergie, dans Lanaudière.

Exaspéré d’ouvrir une semaine plus tard que d’autres, il a loué un véhicule tout-terrain amphibie Sherp de conception russe le printemps dernier, pour finir de casser la glace lui-même.

« C’est complètement fou. Ça se conduit un peu comme un bulldozer, mais c’est vraiment tout-terrain, tu vas à des endroits où jamais tu ne penserais aller », explique-t-il, rencontré au Salon national de la pourvoirie chasse et pêche qui se tient à Laval.

Il a ainsi cassé de la glace pendant quatre jours, en raison d’environ 15 heures par jour, et il a finalement ouvert avec une semaine d’avance sur les autres pourvoiries.

« À la fin de la location, raconte-t-il, j’ai demandé combien ça coûtait. »

La réponse ? 150 000 $. Et le véhicule d’allure militaire en vaut chaque sou, selon lui. 

Le bolide, d’un poids de 2800 livres et d’une capacité de huit personnes, peut atteindre une vitesse de 40 kilomètres à l’heure, et a la particularité de flotter sur l’eau, grâce à l’air des pneus, et de pouvoir se hisser sur une banquise. 

Il n’y a pas de volant traditionnel sur l’engin, mais des bras à tirer.

Le véhicule est également redoutable dans les marécages et sur la terre comme sur la neige, selon M.  Lalonde.

Il ajoute d’ailleurs à la blague que ses employés seraient prêts à le payer pour pouvoir le conduire. Certains d’entre eux en ont le bonheur.

« C’est un gros jouet. Un jouet pour adulte », lance-t-il.

À La Tuque aussi 

Le véhicule amphibie en action à la pourvoirie Némiskau de La Tuque, en Mauricie.
Photo courtoisie
Le véhicule amphibie en action à la pourvoirie Némiskau de La Tuque, en Mauricie.

La pourvoirie Némiskau, à la Tuque, en Mauricie, s’est également procuré un de ces véhicules dans la dernière année. Son personnel aussi s’en est servi pour briser les derniers pouces de glace.

« C’était 18 heures par jour pendant une semaine », souligne Philippe Hallé, employé de la pourvoirie et fils de la propriétaire Peggy Roberge.

Les deux pourvoiries ont fait affaire avec Machinerie St-Pierre à Val-d’Or, qui est le seul distributeur au Québec, et qui a notamment comme clientèle cible les industries minières, d’après le directeur des ventes Scott Szabadkai. Il estime avoir vendu entre cinq et 10 véhicules Sherp au cours de la dernière année.

« Il y a beaucoup de pièces qui viennent encore de la Russie, mais c’est manufacturé à Winnipeg », souligne-t-il.