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Un reportage qui répondra à des questions

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Le système censé nous protéger des criminels a lamentablement échoué. Mercredi soir, une jeune femme de 22 ans a été victime d’un meurtre crapuleux dans un hôtel de Québec. 

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Le suspect, qui s’est empressé d’aller se dénoncer aux policiers, jouissait d’une semi-liberté après avoir été condamné et emprisonné pour le meurtre de sa conjointe au début des années 2000.

Le drame qui a coûté la vie à Marylène Lévesque a de quoi faire lever le cœur.

Ce n’est rien de moins que bouleversant de penser que sa mort violente aurait pu être évitée si l’assassin Eustachio Gallese avait été gardé derrière les barreaux par les commissaires aux libérations conditionnelles.

Depuis que les circonstances du meurtre ont été révélées, les questions fusent de partout, parfois avec hargne et teintées d’incompréhension. 

La Commission des libérations conditionnelles du Canada est vertement critiquée, blâmée. À juste titre. 

C’est son rôle de s’assurer que le risque est « gérable » quand on permet à un meurtrier de sortir de prison.

Faut-il s’inquiéter que des failles comme celle qui a permis à Gallese de faire une autre victime soient plus fréquentes qu’on ne le pense ? On est maintenant en droit de se poser la question.

Le Journal avait demandé il y a des mois au journaliste et documentariste spécialisé dans les affaires criminelles et judiciaires Yves Thériault de se pencher sur la question des libérations conditionnelles pour les individus condamnés à des peines de prison à vie.

À la lumière du triste événement survenu à Québec, il nous est apparu opportun, sinon important de publier ce dossier dès aujourd’hui afin d’aider à mieux comprendre pourquoi certains meurtriers restent emprisonnés jusqu’à la fin de leurs jours et que d’autres réussissent à gagner le privilège de revenir en société.