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Une balance débalancée

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Quand on regarde ce qui s’est passé à Sainte-Foy, on est en droit de se demander si la balance de la justice ne penche pas trop du bord des détenus.  

C’est bien beau, la réhabilitation et la réinsertion des prisonniers, et c’est bien beau, les droits des criminels, mais qu’en est-il de notre droit de vivre en sécurité ?  

TOUT LE MONDE DEHORS !  

Tout le monde au Québec se pose la même question : pourquoi diable la Commission des libérations conditionnelles canadienne a-t-elle laissé sortir un homme qui a été condamné à vie pour avoir tué sa conjointe à coups de marteau et de couteau ?  

Si une condamnation à vie, c’est 15 ans, qu’on arrête de parler de condamnation à vie, alors !  

Quand vous remportez la loterie « 1000 $ par semaine toute votre vie », est-ce pour toute la durée de votre vie ou seulement pour 15 ans ?  

Interviewé par Sophie Durocher à Qub radio hier, Marc Bellemare, ex-ministre de la Justice et spécialisé dans la défense des victimes d’actes criminels, n’a pas mâché ses mots.  

« Pour représenter des victimes par centaines depuis 40 ans, j’ai lu plusieurs rapports de libération conditionnelle canadienne, et je peux vous le dire qu’on laisse sortir à peu près n’importe qui. C’est une vraie farce !  

« Comment se fait-il qu’on ait laissé cet individu sortir malgré le fait qu’il présentait des risques modérés de récidive et qu’on savait qu’il continuait d’éprouver des difficultés relationnelles avec les femmes ?  

« Il y en a combien, des Eustachio Gallese, qui sont actuellement en liberté ? Je vous le dis, il y a un réel problème : la Commission des libérations conditionnelles du Canada n’écoute pas les victimes, elle n’écoute que les détenus. »  

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.

  

JUSTE DES PROSTITUÉES...  

On a même envisagé, à la Commission des libérations conditionnelles canadienne, de permettre à ce criminel de rencontrer des femmes « pour assouvir ses désirs sexuels » !  

Alors qu’il était violent avec les femmes !  

Quoi ! Les prostituées ne méritent pas d’être protégées ? Ce ne sont pas des citoyennes comme les autres ?  

D’ailleurs, outre la question du laxisme de la Commission des libérations conditionnelles canadiennes, il faudra bien un jour se pencher sur la protection des travailleuses du sexe.  

J’entends tout de suite les bonnes âmes pousser de hauts cris : « Mais nous ne sommes tout de même pas pour encadrer cette industrie révoltante ! Ça reviendrait à la reconnaître et à l’avaliser ! »  

Que vous le vouliez ou pas, il y a toujours eu de la prostitution et il y en aura toujours.  

On fait quoi ? On ferme les yeux et on fait comme si ça n’existait pas ? En se disant que ça va disparaître comme par magie ?  

UNE SCIENCE MOLLE  

 Les « experts » de la Commission ont jugé qu’Eustachio Gallese ne représentait pas un risque élevé pour la population.  

Or, la tragédie de Sainte-Foy montre que le gars n’était absolument pas prêt à vivre librement.  

Preuve que la psychologie est une science molle et inexacte, basée sur des suppositions.  

Qui peut vraiment savoir ce qui se passe dans la tête d’un être humain ?  

Édito de Richard Martineau