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Laurence Vincent Lapointe aurait été contaminée par son ex-conjoint

La canoéiste Laurence Vincent Lapointe
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin La canoéiste Laurence Vincent Lapointe

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La canoéiste québécoise Laurence Vincent Lapointe, qui est au centre d’une importante enquête de dopage, a affirmé, dimanche, que c’est son ex-conjoint qui l’aurait contaminée au ligandrol, une substance illégale au Canada.  

Selon Radio-Canada Sports, l’avocat qui défend la Québécoise, Adam Klevinas, aurait présenté des preuves de contamination devant le tribunal arbitral de première instance de la Fédération internationale de canoë (ICF), au mois de décembre. Sa cliente n'a pu confirmer la nouvelle aux médias que cette semaine.  

L’ex-conjoint de Vincent Lapointe serait celui qui aurait consommé un produit à haute teneur en ligandrol avant de le transmettre, bien malgré lui, à sa compagne. Maître Klevinas aurait conseillé à sa cliente de couper une mèche de ses cheveux pour la faire transmettre à un laboratoire d’analyse de l’Agence mondiale antidopage (AMA).  

Toujours selon Radio-Canada, chaque centimètre de cheveux équivaut à un mois de la vie d’une personne, et le résultat de Vincent Lapointe s'est révélé négatif.  

Un aveu troublant  

Après une analyse des cheveux de l’ex-conjoint en novembre, celui-ci a avoué à l’athlète avoir consommé la substance illicite le 25 juillet, soit quatre jours avant son test de dépistage.  

Rappelons qu’une dose de ce produit interdit par l’AMA avait été retrouvée dans l’urine de la femme de 27 ans, le 29 juillet 2019 à Montréal.  

Suspendue dès le 13 août, elle avait dû faire une croix sur les championnats du monde de sa discipline, plus tard dans le même mois.  

L’audience de celle qui est huit fois championne du monde en canoë-kayak a débuté le 9 décembre. L’ICF a toutefois affirmé, le 8 janvier, avoir besoin de 30 jours supplémentaires pour rendre une décision.  

Depuis quelques jours, Vincent Lapointe a repris l’entraînement sur eau. Elle rêve toujours d’une médaille d’or aux Jeux olympiques, et elle pourrait bien avoir sa chance lors des Jeux de Tokyo, en juillet et août 2020.