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Un nouveau programme technique en pharmacie pourrait être offert dès 2021

Le MEES lance le processus de création de ce cours collégial

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Un nouveau programme de formation technique en pharmacie est en développement et pourrait être offert dans certains cégeps du Québec dès l’automne 2021, une mesure que l’ordre des pharmaciens réclame depuis plusieurs années.  

Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) a confirmé la nouvelle en octroyant, le 17 janvier, deux contrats pour le développement de ce nouveau cours collégial. Le ministère de la Santé, l’Office des professions et l’Ordre des pharmaciens du Québec sont aussi impliqués dans le processus.    

Il s’agit d’ailleurs d’une victoire pour l’ordre des pharmaciens qui réclamait un coup de main pour ses membres depuis longtemps.    

«Nos pharmaciens commençaient à être essoufflés», confie Manon Lambert, directrice générale de l’organisation, citant notamment les responsabilités augmentées des professionnels en raison des projets de loi élargissant leurs pouvoirs.    

Nombre indéterminé  

Le ministère de l’Éducation n’est toujours pas en mesure de confirmer combien de cégeps offriront le programme lorsque le cursus de celui-ci sera complété. Cinq cégeps ont toutefois déjà levé la main par le passé, soit Drummondville, Saint-Hyacinthe, Alma, Baie-Comeau et Rivière-du-Loup, ce qui ne serait pas suffisant selon l’ordre des pharmaciens.    

«On a des sondages sur les intentions des pharmaciens et on a au moins 30 % des pharmacies qui attendent avec impatience. Ils seront sur la ligne des départs, dès que les techniciens vont diplômer, ils embauchent. Ça en fait donc 600 en partant. Ils sont clairement attendus», indique Manon Lambert.    

«Cinq cégeps, ce n’est probablement pas suffisant pour assurer une couverture géographique suffisante. À moyen terme, c’est une préoccupation.»    

Le ministère indique, de son côté, que le nombre de points de service sera déterminé «en fonction des besoins de main-d’œuvre».    

«Il n’est pas exclu que ce nombre soit éventuellement révisé en fonction de l’évolution des besoins et de l’insertion en emploi des premiers diplômés», précise toutefois Bryan Saint-Louis, porte-parole du ministère.    

Alléger la tâche  

Le nouveau cours permettra de créer une nouvelle classe de professionnels qui deviendront les intermédiaires entre le pharmacien et les assistants techniques en pharmacie, actuellement formés au diplôme d’études professionnelles (DEP).    

Ils auront notamment la capacité d’accompagner le pharmacien dans ses activités cliniques avec les patients. Les techniciens pourront de plus se charger du travail d’inventaire de médicaments, permettant au pharmacien de se concentrer davantage sur la clientèle.    

«Ça va soulager les pharmaciens du circuit des médicaments. On ne pouvait pas le faire auparavant parce que tout doit être hautement sécurisé et que les erreurs ne pardonnent pas», fait remarquer la présidente de l’ordre des pharmaciens. «Les pharmaciens pourront se concentrer encore plus sur la clientèle.»