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Ski de fond: des signes encourageants

L’effet Alex Harvey se fait sentir auprès des jeunes près d’un an après sa retraite

Alex Harvey
Photo Alain Bergeron Alex Harvey (à gauche) et l’entraîneur Louis Bouchard (à droite) ont participé à l’entraînement d’Antoine Cyr et de Laura Leclair, dimanche au mont Sainte-Anne, où se tiendront, à compter de jeudi, les sélections pour les championnats du monde des juniors et des moins de 23 ans.

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Un engouement chez les enfants et des ambitions internationales pour les plus âgés en témoignent : il y a bel et bien une vie dans le ski de fond québécois au lendemain de l’ère Alex Harvey.

 Les épreuves de sélection pour les championnats du monde juniors et des moins de 23 ans au mont Sainte-Anne, qui se dérouleront de jeudi jusqu’à dimanche prochains, pourraient lancer une nouvelle génération vers les mêmes grandes pistes que Harvey a animées jusqu’à l’an dernier. Deux membres du Centre national d’entraînement Pierre Harvey (CNEPH), Laura Leclair et Antoine Cyr, figurent dans un groupe d’aspirants.

 « J’ai un objectif optimiste et réalisable. L’objectif n’est pas juste de se qualifier, c’est d’aussi de performer dans le top 15 mondial  », donne à entendre Laura Leclair, âgée de 23 ans, qui avait signé comme meilleur résultat une 15e place en sprint aux championnats de 2018 en Suisse.

Québec en prime

En plus des mondiaux, les sélections de la fin de semaine permettront aux skieurs jugés les plus aptes à s’élancer au Tour de Scandinavie, nouveau venu dans le circuit de la coupe du monde, du 15 au 23 février. Plus alléchant encore, certains pourront participer aux finales de la coupe du monde, dont les deux épreuves de sprint prévues à Québec les 14 et 15 mars.

 « On a vu, l’an passé, comment ça a été malade ! Quand on va en Europe, les gens ont un œil sur ce qu’on fait, mais on est si loin que ça ne leur permet pas de voir comment on se comporte en course. À Québec, ça devient donc une belle vitrine pour nous et notre sport », affirme Antoine Cyr, 51e au sprint individuel de la coupe du monde à Dresden, il y a deux semaines.

Les effets Harvey

La magie Alex Harvey a eu des effets sur la jeunesse. C’est, du moins, l’observation de son ex-entraîneur Louis Bouchard, qui se fie au message d’espoir émanant de Ski de fond Québec.

« Ça bouge beaucoup actuellement. Il y a plusieurs skieurs autour de 20 et 21 ans et on va voir bientôt s’ils vont accéder au niveau supérieur. Antoine (Cyr) est l’un de ceux qui ont pris une bonne “coche” », constate l’entraîneur-chef du CNEPH.

« Mais ce qui est surtout intéressant, c’est qu’on a ressenti un boum d’inscriptions chez les enfants de 10-11-12 ans. Il y a une grosse masse de skieurs qui s’est formée dans cette strate. Pour eux, c’est dans deux ou trois ans qu’on va commencer à percevoir comment l’effet Alex Harvey va les avoir stimulés à continuer », affirme Bouchard.

« Je sais qu’il y a un engouement et que je fais partie de l’explication, mais ce n’est pas seulement grâce à moi. Le fait d’avoir tenu des coupes du monde à Québec depuis 2012, à une période où l’équipe fonctionnait super bien avec Devon (Kershaw), Lenny (Valjas) et Ivan (Babikov), ça y a beaucoup contribué », estime Harvey, qui cite notamment en exemple la coupe du monde de l’an dernier qui mettait fin à sa carrière.

« L’événement est tellement ouvert au grand public, c’est gratuit et facile d’accès au centre-ville. Ça permet aux jeunes de voir les athlètes canadiens et moi, mais aussi Klaebo, Sundby, Pellegrino, des skieurs qu’ils peuvent voir à la télé et sur les réseaux sociaux, mais ils peuvent à cette occasion les voir en personne. Ça devient, pour les gens, encore plus motivant », dit-il.