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Céréales: Kellogg veut supprimer progressivement l’utilisation du glyphosate

Céréales: Kellogg veut supprimer progressivement l’utilisation du glyphosate
Supplied by WENN.com

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New York | Kellogg, l’entreprise américaine célèbre pour ses céréales du petit-déjeuner, souhaite éliminer, d’ici 2025, l’utilisation du glyphosate sur le blé et l’avoine qu’il utilise dans ses produits comme les Smacks, les All Bran ou les Special K. 

Le désherbant, le plus souvent vendu sous la marque Roundup, n’est déjà pas très employé sur ces céréales qui ne sont pas génétiquement modifiées pour y résister.   

Mais «dans certaines circonstances», certains agriculteurs utilisent le produit chimique pour assécher les plantes «quelques semaines avant la moisson», reconnaît le groupe dans un message posté sur son site internet et destiné à répondre aux questions des clients. Le niveau d’humidité étant réglementé, cette technique leur permet de l’abaisser plus rapidement avant la récolte, ce qui peut être utile si des orages s’annoncent.   

«Bien que cette pratique ne soit pas répandue dans nos chaînes d’approvisionnement en blé et en avoine, nous travaillons avec nos fournisseurs pour éliminer progressivement l’utilisation du glyphosate comme agent de séchage avant récolte (...) sur nos principaux marchés, y compris aux États-Unis, d’ici la fin 2025», souligne l’entreprise.   

Il n’est pas précisé quand ce texte, dévoilé lundi par le quotidien Washington Post, a été publié. Kellogg n’avait pas, dans l’immédiat, répondu aux sollicitations de l’AFP.   

L’association Groupe de travail sur l’environnement (EWG) a, dans un communiqué, salué cette décision qui permettrait de diminuer la présence résiduelle de glyphosate dans les bols du petit-déjeuner.   

Lors de trois séries de tests menées en 2018 et 2019 sur des produits contenant de l’avoine des marques Kellogg’s, General Mills et Quaker, elle a trouvé des traces «dans pratiquement tous les échantillons analysés», affirme-t-elle.   

«Il n’est pas surprenant que les consommateurs ne veuillent pas d’un désherbant controversé dans leurs céréales. Il est maintenant temps pour General Mills et Quaker d’écouter leurs clients et de suivre l’exemple de Kellogg», a commenté Ken Cook, un responsable de l’association, dans le document.  

Kellogg n’a, en revanche, pas évoqué l’utilisation du glyphosate sur le maïs ou le soja cultivé par ses fournisseurs, sachant que la grande majorité de ces produits agricoles est génétiquement modifiée aux États-Unis.