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Crise du recyclage: des entreprises prêtes à prendre la relève

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La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a indiqué lundi que des entreprises seront prêtes à prendre en charge le recyclage lorsque l'opérateur Rebuts Solides Canadiens (RSC), qui gère les deux centres de tri de la métropole, tirera sa révérence.  

Plusieurs opérateurs sont prêts à prendre la relève, a-t-elle confirmé, sans préciser lesquels. «C’est pas juste un, a mentionné la mairesse. Dès la semaine passée, on a travaillé sur des plans de rechange, alors nous aurons des opérateurs pour compenser.»  

Rappelons que RSC, qui appartient au Groupe Tiru, compte cesser ses activités de recyclage au Québec prochainement.  

La semaine dernière, la Ville avait mentionné qu'elle n'investirait plus d'argent pour maintenir les activités de RSC à flot, après lui avoir notamment accordé 29 M$ en 2018 pour éponger les pertes dues à la fermeture du marché chinois au papier mixte venu de l’étranger.  

Le Groupe Tiru n'aurait fait aucune demande financière à la Ville de Montréal, a précisé lundi Jean-François Parenteau, responsable des services aux citoyens au comité exécutif.  

En attendant, la collecte et les opérations de tri continuent comme prévu, soutient la mairesse. La Ville est propriétaire de l'ensemble des installations du centre de tri de Lachine, et de la bâtisse du centre de Saint-Michel.  

«Le temps où on envoyait notre recyclage en Asie et qu’il disparaissait par magie, ça c’est fini», a également affirmé Mme Plante.  

À moyen et long terme, il faudra trouver des façons de réduire à la source, a ajouté la mairesse. «J’en appelle à nos partenaires émetteurs», a-t-elle lancé, évoquant des entreprises comme Transcontinental, Kruger et Cascades.  

Pas préparés  

Selon le parti d’opposition Ensemble Montréal, l’administration Plante aurait dû agir plus tôt, soit au moment de renouveler le contrat avec RSC. «La Ville doit revoir son modèle d’affaires», soutient le chef Lionel Perez.  

«Leur solution de rechange, c’est: on va aller à Québec demander plus d’argent. C’est pas un enjeu de compétence provinciale, c’est un enjeu municipal. S’il y a bien quelque chose qui est municipal, c’est la collecte de déchets et de résidus!» a critiqué M. Perez.  

Ensemble Montréal souhaitait présenter une motion d’urgence pour la tenue d’une plénière sur cette crise du recyclage, pour demander des explications aux fonctionnaires de la Ville. L’administration a refusé d’ajouter cela à l’ordre du jour de la réunion du Conseil municipal en cours lundi.