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Le corps de Martin Brodeur dans un sale état

SPO - Devils c. Canadiens
Photo d'archives

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Le corps de Martin Brodeur n’a pas été épargné par les rigueurs de 1266 matchs – excluant les séries – disputés dans la Ligue nationale de hockey (LNH).  

Lors d’un entretien avec le site sportif The Athletic, l’ancien gardien de but s’est confié sur les répercussions physiques de son illustre carrière.   

Quand il fait froid, Brodeur ne sent plus l’index de sa main droite, résultat d’une tonne de contacts avec la rondelle.   

Il ressent souvent du vertige lorsqu’il est malade, mais jure que ce n’est pas en lien avec les commotions cérébrales. L’une de ses chevilles lui cause des ennuis lorsqu’il passe trop de temps debout.   

Si son cou devient parfois raide, c’est, soupçonne Brodeur, en raison d’un tir de Brent Burns qui a touché l’arrière de sa tête alors qu’il était étendu comme Dominik Hasek. Il a plus tard «senti quelque chose briser» en faisant une rotation de la tête à l’entraînement.   

Ses biceps sont déchirés de haut en bas, et celui de droite a été opéré. Brodeur est aussi passé sous le bistouri deux fois pour des problèmes aux genoux.   

Bref, le corps du Québécois est aujourd’hui passablement amoché. «À l’exception de tout ça, je vais bien», blague-t-il.   

Par-dessus tout, ce sont les épaules qui ont trahi le gardien revendiquant le plus de victoires dans l’histoire de la LNH. L’homme de 47 ans a d’ailleurs subi, il y a quelques mois, une opération pour reconstruire son épaule droite – celle qui se situait du côté de son bouclier.   

«Ils ont joué là-dedans et ils n’ont pas arrêté de trouver des trucs», raconte-t-il.   

Au bout des quatre mois de convalescence, Brodeur devrait être plus apte à savourer de traditionnels moments père-fils en faisant du sport avec Maxime, 10 ans.   

«J’aurais pu vivre toute ma vie de cette façon, mais si je voulais vraiment l’apprécier pleinement....», explique Brodeur.   

«J’ai 47 ans. J’ai un petit gars à la maison qui s’attend à ce que je puisse accomplir différentes choses. Donc, tu n’as pas le choix de régler ce dossier.»   

Aucun gardien n’a plus de millage que Brodeur dans l’histoire de la LNH. Roberto Luongo vient au deuxième rang avec 1044 matchs joués, soit 222 de moins que le gagnant de trois coupes Stanley et quatre trophées Vézina.   

N’empêche, le métier de gardien est naturellement éprouvant pour le corps, et Brodeur n’est pas le seul à en ressentir les contrecoups.   

«Il y a des trucs qui t’arrivent que tu ne réalises même pas quand tu joues, mentionne l'ancien numéro 30. Mais quand tu as pris ta retraite? C’est comme: “Oh mon dieu, ça ne devrait pas être comme ça.” Chaque gardien a la vie dure.»   

«Il n’y a pas beaucoup de gars qui vont quitter ce sport en pleine santé», a-t-il conclu.