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Un seul dirigeant francophone à la Banque de l’infrastructure

Un autre départ à la haute direction de l’agence fédérale

Site Gouvernement
Photos Martin Chevalier et courtoisie Le PDG Pierre Lavallée est désormais le seul haut dirigeant francophone à la BIC.

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Avec le départ d’un deuxième dirigeant en six mois, la Banque de l’infrastructure du Canada ne compte plus qu’un seul francophone parmi ses hauts dirigeants. Mais l’institution torontoise jure que cela ne pose pas problème. 

François Lecavalier est parti à la fin décembre, après tout juste un an comme chef de l’élaboration de projets.  

Le président-directeur général Pierre Lavallée est donc le seul francophone à faire partie de l’équipe de haute direction de la société fédérale. 

« Il y a eu une réorganisation », a soutenu le porte-parole Félix Corriveau. « Il n’y a plus de poste de directeur de développement de projets. M. Lecavalier a (donc) quitté l’institution. »   

Sa démission fait suite à celle de l’ex-chef des investissements de la BIC, Nicholas Hann, en juillet. M. Hann avait occupé ce poste neuf mois.   

Pas plus de français chez McKenna 

Que pense la ministre de l’Infrastructure Catherine McKenna de l’absence de francophones à la table des décideurs de la BIC ? Personne au cabinet de Mme McKenna n’a été en mesure de répondre en français aux questions du Journal.  

« That’s a bit ironic », a reconnu Bruce Cheadle, un porte-parole. Bilingue, le directeur des communications David Taylor « est en vacances », et on n’a toujours pas embauché d’attaché de presse francophone depuis l’élection, a-t-il plaidé au téléphone.  

En soirée, une attachée ministérielle a finalement fourni un commentaire en français par courriel, dans lequel Mme McKenna soutient vouloir « s’assurer que [le] gouvernement fédéral respecte le bilinguisme institutionnel ». 

Bévues à répétitions 

Rappelons que la société d’État a multiplié les faux pas en matière de français depuis son installation à Toronto par le gouvernement Trudeau. Le Journal a rapporté qu’il était impossible de se faire servir en français à la BIC et que celle-ci n’exigeait aucune aptitude en français au moment de l’embauche d’employés. Deux situations corrigées à la suite de la publication de nos textes : 39 % des employés sont maintenant bilingues, selon M. Corriveau.  

Le français à la BIC   

  • 1 francophone parmi les hauts dirigeants  
  • 50 % de bilingues parmi l’ensemble des cadres 
  • 39 % des employés bilingues 
  • 50 % suivent des formations linguistiques