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Cinq conseils pour se remettre d’une perte d’emploi

Broken girl during an interview
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Perdre son emploi peut être une expérience particulièrement troublante. Comment rebondir? Voici cinq conseils pour reprendre confiance en soi.   

«Une fin d’emploi n’est pas une fin de carrière, précise d’emblée Christine Grou, psychologue et présidente de l’Ordre des psychologues du Québec. C’est un deuil qui sera proportionnel à l’investissement de l’employé. Une personne qui adore son emploi depuis 10 ans n’aura pas la même réaction qu’un individu qui vient d’arriver en poste.»   

Devoir faire le deuil de son emploi a ceci de particulier qu’il ébranle presque inévitablement l’estime de soi. «Du jour au lendemain, la personne perd ses objectifs, une identité, une routine, une gratification, une possibilité de socialiser et une sécurité financière, énumère la psychologue. Que ce soit à cause d’une restructuration, d’une relation conflictuelle ou d’un problème de compétence, un licenciement risque d’affecter la confiance de l’individu à différents degrés.»  

Comment éviter de sombrer? Christine Grou propose quelques pistes.   

 

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Prendre le temps d’encaisser le choc  

Pas question d’envoyer des curriculum vitæ à la seconde où on apprend notre licenciement! On s’accorde plutôt une pause salutaire, question de reprendre nos esprits.   

«C’est normal d’avoir l’impression que la terre se dérobe sous nos pieds. Il faut absolument se laisser du temps pour ne pas faire des choix qu’on pourrait regretter», conseille la psychologue.   

 

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Trouver des exutoires  

Perte d’emploi rime souvent avec état de stress aigu. «Les quatre facteurs principaux du stress sont la nouveauté, l’imprévisibilité, le manque de contrôle et l’atteinte de l’ego. Une perte d’emploi regroupe tout ça.»  

La priorité, selon Christine Grou? Trouver une manière saine d’évacuer le stress. «C’est mieux d’aller se défouler au gym ou de se confier à une personne de confiance que d’ouvrir une bouteille de vin tous les soirs, par exemple.»   

 

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Faire un bilan  

Ce temps d’arrêt forcé, potentiellement terrifiant, peut devenir une vraie bénédiction pour se retrouver soi-même.   

«C’est un moment propice à l’introspection. Je conseille de faire un bilan, autant professionnel que personnel. Qu’ai-je aimé ou détesté dans mon ancien emploi? Quelle place prend le travail dans ma vie? Où en suis-je en ce moment dans ma vie personnelle?» explique Christine Grou.  

 

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Se remettre en selle  

«Il ne faut pas rester assis chez soi à repenser à ce qui s’est passé», prévient la psychologue. On prend un temps d’arrêt, oui, mais on évite de tomber dans l’inertie! «Il faut trouver une manière de s’occuper à travers la recherche d’emploi ou le processus de réorientation, pour ajouter du sens à sa vie. Ça peut être de cuisiner, de faire du bénévolat ou de garder des enfants...»  

Christine Grou suggère également de dresser une liste de nos réussites et de nos fiertés, ainsi que de nos rêves. «Pourquoi ne pas suivre ce cours qui nous fait envie ou enfin partir en voyage? Est-ce le moment de tenter notre chance dans tel ou tel domaine? Je conseille de rencontrer un planificateur financier pour prendre compte des possibilités.»  

 

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Consulter au besoin  

Si le moral ne remonte pas après quelques semaines, il faut agir. «Autodévalorisation, tristesse, perte de plaisir, isolement, ruminations, problèmes de sommeil, manque d’appétit, augmentation de la consommation... Ces signes, s’ils sont récurrents, ne trompent pas. Si ça dure, on consulte pour reprendre pied!»