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Des fourmis dans les jambes

Le Beauceron Joshua Roy jouera devant des membres de sa famille au Centre Vidéotron

Journaliste
Photo d’archives Le Beauceron Joshua Roy durant un match des Sea Dogs de Saint John en septembre dernier.

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Le 8 juin dernier, sur le podium du Centre Vidéotron, Joshua Roy endossait le chandail des Sea Dogs de Saint John devant son monde en étant le tout premier appelé du repêchage de la LHJMQ. Sept mois après cette journée magique, la fierté de Saint-Georges vivra un autre moment unique dans l’amphithéâtre servant de domicile aux Remparts de Québec, mercredi soir. 

Sans en perdre la tête, l’attaquant de 16 ans ne cachait pas sa fébrilité à la veille de sa première visite près de son patelin comme membre des Sea Dogs alors qu’une cinquantaine de membres de sa famille et d’amis l’encourageront dans les gradins. 

«Je vais essayer de ne pas trop y penser. Ça va être différent un peu et ça va être pas mal plus le fun de venir jouer dans ma région, mais en même temps, je vais faire comme si je jouais un match normal», tentait-il de se convaincre en entrevue téléphonique avec Le Journal depuis Rimouski, mardi, où ses coéquipiers et lui se mesuraient à l’Océanic. 

Un joueur plus mature 

Sept mois, ce n’est pas une longue période, mais dans la vie d’un hockeyeur fraîchement gradué des rangs midget AAA, c’est beaucoup. Et c’est un Roy bien différent de celui de juin qui chaussera les patins contre les Diables rouges. 

«J’ai gagné en maturité et j’ai grandi depuis le début de la saison. Il y a eu l’adaptation et le fait de me tenir avec des gars de 18-19 ans, ce n’est pas pareil qu’être avec des 16-17 ans.» 

«Je vis avec un gars de 20 ans en pension, repêché par les Maple Leafs [Zachary Bouthillier]. J’essaie de prendre exemple sur lui, je me couche tôt, ce genre de petits détails. Il a été repêché et c’est ce que tous les joueurs veulent», a raconté le produit des Chevaliers de Lévis. 

Si Roy a brûlé le midget AAA à 15 ans en amassant 38 buts et 88 points en seulement 42 matchs, il s’est fait plus discret à ses débuts au niveau supérieur, contrairement à d’autres recrues offensives comme Zachary L’Heureux, Justin Robidas et James Malatesta. 

Or, depuis le congédiement de Josh Dixon au début décembre, le Beauceron a obtenu davantage de responsabilités de la part du nouvel entraîneur Jeff Cowan, un changement qui s’est reflété dans ses performances sur la patinoire. Avant le match de mardi soir, Roy totalisait 26 points, dont neuf buts, en 43 sorties. Les Sea Dogs, qui vivent une année de transition, étaient septièmes dans l’Est. 

Bien qu’il ait raté des matchs en novembre en raison de sa participation au Défi mondial des moins de 17 ans, les mois de décembre (9) et janvier (8) ont d’ailleurs été les plus productifs. 

«La mentalité de notre ancien coach, c’était d’y aller peu à peu et de me faire grandir en commençant sur la quatrième ligne. À mon premier match, j’ai joué cinq minutes et je n’étais pas habitué à ça. Ça m’a permis de grandir là-dedans. Depuis l’arrivée du nouveau coach, il me fait plus confiance et je joue en alternance sur le premier, deuxième ou troisième trio, en plus d’être envoyé sur la deuxième vague en avantage numérique. Ça a paru», a expliqué le jeune homme qui a connu une soirée de quatre points le 22 janvier contre Gatineau. 

Cibles 

Roy a accepté de dresser la liste de quelques-uns de ses objectifs d’ici la fin de la campagne. 

«Je veux être invité à la Coupe Hlinka-Gretzky (U18) et j’aimerais me rendre loin en séries. Ça va être dur, mais on va essayer. On n’est pas une mauvaise équipe. On est jeune et on n’a pas beaucoup d’expérience en séries, mais on est capable de rivaliser contre les bons clubs. On a le potentiel pour causer des surprises.»