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Meurtre à Sainte-Foy: Justin Trudeau doit s’excuser, selon le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu

Pierre-Hugues Boisvenu
Photos courtoisie, TVA Nouvelles

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Pierre-Hugues Boisvenu somme Justin Trudeau de s’excuser à la famille de Marylène Lévesque, tenant le premier ministre en partie responsable du meurtre de cette jeune femme dont le corps a été retrouvé mercredi dernier dans un hôtel de Québec.  

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«La responsabilité de cet événement-là appartient à la Commission des libérations conditionnelles du Canada, et elle appartient surtout au pouvoir politique. Et là-dessus, M. Trudeau, qui a l’habitude de s’excuser à tout vent, devrait s’excuser auprès de la famille [de la victime] en disant: “Nous avons commis une erreur”», a indiqué mardi matin le sénateur conservateur, à l’émission Dutrizac, sur QUB radio.    

«Ce n’est pas seulement les fonctionnaires de la Commission des libérations conditionnelles qui ont commis cette erreur-là, mais c’est aussi le pouvoir politique, qui [...] a détruit, à l’intérieur de la Commission des libérations conditionnelles, l’expertise qui existait [avant l’arrivée des libéraux au pouvoir] en 2015.»    

   

  • ÉCOUTEZ l'entrevue complète de Pierre-Hugues Boisvenu sur QUB radio:    

  

L’assassin présumé de Marylène Lévesque, Eustachio Gallese, qui était en semi-liberté au moment des faits, avait été condamné pour le meurtre non prémédité de sa conjointe en 2004. Au moment du meurtre de la jeune femme, il était autorisé par la Commission des libérations conditionnelles à rencontrer des femmes pour assouvir ses besoins sexuels.    

M. Boisvenu reproche au Bureau du premier ministre d’avoir «pris en charge le recrutement» [des commissaires] et de procéder à des «nominations presque strictement politiques».    

Le sénateur regrette que 19 des 20 commissaires qui étaient en poste en 2015 et qui cumulaient «à peu près 225 années d’expérience» aient été, depuis, remerciés par les libéraux. «Et maintenant, quand on prend les 19 nouveaux [commissaires], ils ont en tout et pour tout 40 années d’expérience», a-t-il ajouté.    

Pour Pierre-Hughes Boisvenu, des commissaires d’expérience ont été «remplacés par des gens qui ont très peu de compétences ou, sinon, aucune compétence». C’est pourquoi il exige la tenue d’une enquête publique sur le fonctionnement de la Commission des libérations conditionnelles du Canada et sur son processus d’embauche.

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