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Tweet controversé: la présidente de la FFQ veut discuter de l’interdiction des couples hétérosexuels

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Gabrielle Bouchard, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), a de nouveau semé la controverse en publiant un «tweet» sur les relations de couple hétérosexuelles, mardi matin.   

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«Les relations de couple hétérosexuelles sont vraiment violentes. En plus, la grande majorité sont des relations basées sur la religion. Il est peut-être temps d'avoir une conversation sur leur interdiction et abolition», a-t-elle écrit sur les médias sociaux.          

Plusieurs internautes n’ont pas tardé à décrier le «tweet» de Gabrielle Bouchard, certains le qualifiant de «provocation», de «dérapage» ou encore de «connerie».         

«Je viens de lire le “tweet” et je ne comprends pas. Est-ce que c’est une blague?» s’est interrogé Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de Québec solidaire, en entrevue avec Mario Dumont.       

Gabrielle Bouchard s'est par ailleurs défendue en répondant à un utilisateur de Twitter que les «statistiques sont quand même claires que les femmes sont tuées en grande majorité dans un contexte de relations intimes avec un partenaire masculin».           

«On devrait pouvoir discuter de toutes les solutions», a-t-elle ajouté.           

«J'ai votre attention? Les féminicides est un enjeu à prendre au sérieux. Ce n'est pas un “drame familiale” [sic]. Les “bons gars” tuent aussi. La déshumanisation des femmes autochtones et femmes dans l'industrie du sexe tue. Les femmes au Leclerc sont traités de façon inhumaine [sic]», a-t-elle «tweeté» peu après.    

Gabrielle Bouchard n'en est pas à sa première controverse sur le web: elle a déjà qualifié le voile islamique de «badass» et a appelé à la «vasectomie obligatoire à 18 ans», pour faire de la «provocation».   

«J’ai manqué de jugement»  

En fin d'après-midi, aujourd'hui, la présidente de la FFQ s’est excusée, disant de son «tweet» qu'il avait été «maladroit» et «déplacé».    

En entrevue à l’émission La Joute, Mme Bouchard a reconnu avoir fait une «erreur de jugement» qui porte ombrage au propos qu’elle voulait tenir sur les féminicides au Québec.    

«Le “tweet” a mal adressé les enjeux dont je voulais parler, a-t-elle dit. Je pense que c’est la preuve qu’on doit tourner ses pouces sept fois avant de “tweeter” – peut-être plus dans mon cas.»      

Par ailleurs, elle n'entend pas démissionner de son poste à la tête de la FFQ, estimant avoir encore l’appui du conseil d’administration et des employées.     

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