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Coronavirus: 160 Canadiens en Chine demandent à être rapatriés

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OTTAWA | Le gouvernement canadien a indiqué mercredi avoir réservé un avion afin d'évacuer quelque 160 de ses ressortissants présents en Chine qui désirent rentrer au pays en raison de l'épidémie du nouveau coronavirus. 

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«Nous avons sécurisé un avion, un aéronef, qui pourra transporter les Canadiens et les Canadiennes qui voudraient être rapatriés au Canada. Bien évidemment, nous travaillons de concert avec les autorités chinoises pour obtenir les autorisations au niveau diplomatique, mais aussi toute la logistique», a détaillé le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, lors d'un point de presse à Ottawa. 

Le moment où cet appareil pourra se rendre en Chine pour évacuer les Canadiens qui le désirent demeure toutefois inconnu et dépendra du moment où les autorités canadiennes et chinoises pourront s'entendre. 

Ne pas aller en Chine

De plus, le gouvernement canadien conseille maintenant à toute la population d'éviter de se rendre en Chine, et non plus seulement dans la région du Hubei, où se trouve la ville de Wuhan, présentement sous le coup de sévères restrictions sur les déplacements pour tenter d'éviter la propagation du virus 2019-nCoV. 

Selon lui, environ 160 Canadiens en Chine ont demandé de l'aide consulaire à ce jour afin de rentrer au pays. «On est en contact avec eux», a souligné le ministre Champagne, en précisant cependant qu'il n'y a aucune inquiétude à avoir, pour le moment, pour ces Canadiens en Chine. 

Ottawa est conscient que l'idée de ramener au pays des dizaines de personnes ayant séjourné au coeur du foyer de l'épidémie pourrait causer quelques craintes. 

«Nous sommes en train de déterminer quels seront nos protocoles lorsque nous rapatrierons les Canadiens qui veulent rentrer à la maison. Nous travaillons en partenariat avec nos collègues américains qui ont une grande expérience dans ce domaine», a indiqué la ministre de la Santé, Patty Hajdu. 

Deuxième cas confirmé officiellement

Cette annonce survient quelques heures après la confirmation officielle d'un deuxième cas du nouveau coronavirus au Canada, celui de la conjointe du premier patient infecté. 

Annoncée lundi, la découverte de ce deuxième cas de la maladie au pays devait être confirmée officiellement par une seconde analyse menée au Laboratoire national de microbiologie (LNM) de Winnipeg, au Manitoba, ce qui est maintenant fait, a annoncé la médecin en chef de la Ville de Toronto, la Dre Eileen de Villa. 

La patiente et son mari avaient voyagé dans la région de Wuhan, l'épicentre de l'épidémie du virus 2019-nCoV, avant de rentrer au pays. Compte tenu de leur provenance, ils avaient été interrogés par les douaniers à l'aéroport, avant d'être autorisés à rentrer chez eux. 

Le lendemain, l'homme avait contacté les autorités pour annoncer qu'il souffrait de symptômes analogues à ceux causés par 2019-nCoV. Sa conjointe, demeurée chez elle en isolement, est tombée malade quelques jours plus tard. 

Un troisième cas probable de la maladie, qui doit encore être confirmé officiellement, a été détecté dans la région de Vancouver, en Colombie-Britannique. 

Pas de raisons de paniquer

Les autorités sanitaires provinciales et fédérales assurent unanimement, depuis quelques jours, que le risque de transmission au pays demeure faible. Selon l'Agence de la santé publique du Canada, le virus semble se transmettre lors de contacts étroits entre une personne contaminée et d'autres personnes, par exemple au sein d'une même famille. Simplement croiser une personne infectée serait donc insuffisant pour attraper le virus. 

La Dre Eileen de Villa a d'ailleurs tenu à mettre les choses au clair, mercredi, en s'attaquant aux gens qui montrent du doigt la communauté chinoise et propagent de fausses rumeurs sur le virus. «Des informations inexactes continuent de se répandre et stigmatisent des membres de notre communauté. Je suis grandement préoccupée et je trouve désolant que ça se produise. La discrimination n'est pas acceptable», a dénoncé la médecin en chef de la Ville de Toronto, avant d'inviter la population à consulter des sources crédibles pour s'informer au sujet du coronavirus. 

Le dernier bilan disponible fait état de plus de 6000 personnes contaminées et de plus de 130 morts en Chine. La maladie s'est également répandue dans de nombreux pays, notamment en Asie, en Europe et en Amérique du Nord.

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