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Mark Borowiecki, le guerrier des Sénateurs

Mark Borowiecki, le guerrier des Sénateurs
AFP

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Avec un genou couvert d’un sac de glace, cinq points de suture au visage et un œil au beurre noir, Mark Borowiecki des Sénateurs a encore une fois payé le prix de sa personne dans la victoire de 5-2 des siens contre les Sabres à Buffalo, mardi. 

Malgré tout, le défenseur est resté philosophe en rencontrant les journalistes dans le vestiaire après ce gain. 

«Je suis correct. Le genou est un peu raide. Honnêtement, la seule chose qui me dérange présentement c’est l’œil», a-t-il dit mardi soir au «Ottawa Sun» en parlant de la blessure subie la veille lors d’un coup de bâton au visage qui aurait pu lui faire perdre un oeil, gracieuseté de Blake Coleman des Devils du New Jersey. 

L’arrière de 30 ans a montré toute sa détermination à ses coéquipiers en revenant au jeu pour un deuxième match de suite après avoir été blessé à la jambe lors d’une collision avec Kyle Okposo. En fin de match, il a bloqué coup sur coup deux tirs violents en désavantage numérique avant de dégager la rondelle dans un filet désert pour marquer le but d’assurance qui donnait une avance de deux buts à son équipe. 

«C’est le genre de gars qui se présente tous les jours. C’est un vrai pro, qui donne toujours son 100 %», a dit Jean-Gabriel Pageau à propos du défenseur de 30 ans. 

Avenir incertain

Borowiecki connait la meilleure saison offensive de sa carrière. Il a six buts et 17 points en 48 rencontres, ce qui surpasse déjà son meilleur total dans ces deux catégories. Il a aussi la confiance de son entraîneur-chef D.J. Smith, puisqu’il passe en moyenne 18 min 10 s sur la glace par rencontre, un autre sommet pour lui. 

Son leadership est aussi incontestable. 

«Il est l’âme et le cœur de l’équipe. On sait quel effort il amène chaque soir, physiquement et pour compétitionner, et ses coéquipiers s’en nourrissent. Il nous donne de l’entrain», a dit l’ancien du Canadien de Montréal Mike Reilly au site de la Ligue nationale de hockey (LNH), mardi soir. 

Malgré tout, l’avenir de Borowiecki à Ottawa est incertain, puisqu’il sera joueur autonome à la fin de la saison. Les Sénateurs n’ont toujours pas affiché leurs intentions concernant le capitaine adjoint qui n’a porté qu’un uniforme depuis son entrée dans la LNH. 

Puisque sa femme attend leur premier enfant en février, l’athlète qui est né dans la capitale fédérale aimerait bien être fixé rapidement. 

«Si je dois être échangé, j’aimerais que cela arrive tôt pour que ma femme puisse s’installer, avait-il confié au Ottawa Sun au début janvier. Si j’ai un contrat ici, ce serait super. J’aime la ville. J’adore l’équipe d’entraîneurs. Ils sont très humains et je suis reconnaissant de les avoir. Mais c’est une entreprise et je comprends ça aussi.» 

Il sait très bien qu’il ne décrochera pas la lune lors de sa prochaine entente. 

«Je suis un joueur de soutien. Je sais ce que je peux faire et ce que je peux apporter. Tu te bats pour ta vie à chaque match lors de ta dernière année de contrat», a précisé l’Ontarien. 

Seuls les arrières Thomas Chabot, Nikita Zaitsev, Mike Reilly et Christian Wolanin possèdent des contrats garantis avec les Sénateurs pour la prochaine saison. Joueur autonome, Ron Hainsey devrait être échangé avant la date limite des transactions, tandis que le sort de Dylan DeMelo demeure aussi en suspend. 

La formation ontarienne voudra toutefois sûrement garder une place pour le jeune Erik Brannstrom, qui évolue dans la Ligue américaine de hockey. Deux autres arrières juniors très prometteurs, Lassi Thomson et Jacob Bernard-Docker, pourraient également mêler les cartes au prochain camp d’entraînement.