/news/currentevents
Navigation

Un homme de 92 ans tué à cause de son chien

Son voisin a été accusé d’homicide involontaire mercredi

PH-Facebook
Photo tirée de Facebook Abraham Leblanc a été remis en liberté mercredi en attendant la suite des procédures.

Coup d'oeil sur cet article

Une bête querelle autour d’un chien serait à l’origine de la mort d’un nonagénaire survenue à Belœil l’automne dernier, alors qu’un homme de 36 ans l’aurait bousculé au sol. 

Abraham Leblanc a été arrêté par les enquêteurs des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec (SQ) tôt mercredi matin à son domicile.

Après avoir été interrogé, on l’a amené au palais de justice de Saint-Hyacinthe. Des accusations d’homicide involontaire et de voies de fait causant des lésions ont été déposées contre lui. Il a été remis en liberté en attendant la suite des procédures. Il reviendra en cour le 7 février.

Marche fatale du chien

La tragédie remonte à octobre, alors que la victime, Lionel Martineau, prenait une marche avec son chien sur la rue Jeanne-Mance. À un certain moment, l’animal de l’homme de 92 ans s’est trouvé sur le terrain de Leblanc. Ce dernier n’a vraiment pas apprécié la présence de la bête et une altercation entre les deux hommes aurait ainsi éclaté sur le trottoir.

Selon nos sources, elle s’est toutefois terminée assez abruptement lorsque Leblanc aurait bousculé le nonagénaire au sol. La chute de Lionel Martineau lui a occasionné de graves blessures. Il a été conduit à l’hôpital d’urgence.

Homicide involontaire

Abraham Leblanc a été arrêté le jour même par les policiers de la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent, qui dessert le territoire de Belœil, pour voies de fait causant des lésions. 

Deux jours plus tard, Lionel Martineau a succombé à ses blessures. Le dossier a ainsi été transféré aux enquêteurs des crimes contre la personne de la SQ. Au terme de quelques mois d’enquête, ceux-ci ont amassé suffisamment de preuves pour arrêter de nouveau Abraham Leblanc, cette fois-ci pour homicide involontaire.

L’accusé n’a aucun antécédent judiciaire.   

– Avec la collaboration de Claudia Berthiaume