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Un troisième lien entre les centres-villes de Québec et de Lévis

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Photo Stevens LeBlanc

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Le gouvernement Legault privilégie une nouvelle mouture du futur troisième lien qui, au lieu de passer sous l'île d'Orléans, relie les deux centres-villes et fait une place au transport en commun.   

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La nouvelle a été éventée mercredi après-midi par le FM 93. Nos sources au gouvernement ont confirmé que selon les plans présentés, le tracé du futur tunnel reliera les deux centres-villes. Les voitures l’emprunteront à la route Monseigneur-Bourget, à Lévis. Le tunnel ressortira à Québec près du Stade Canac. Les voitures circuleront sous terre tout le long, sur deux voies dans chaque direction.      

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Photo courtoisie

Le tunnel comprendra aussi une voie dans chaque direction pour faire passer un mode de transport en commun. Ce ne sera pas un métro, ont précisé nos sources, puisque ce mode nécessite des contraintes techniques et financières et excèderait la capacité de payer des contribuables. Ce serait cependant un mode «moderne, électrique, rapide et de haute fréquence».     

Cela peut répondre à la définition d'un trambus. Le gouvernement a en tête un projet qui ressemblerait à celui de service rapide par bus sur le boulevard Pie-IX à Montréal.    

Le tunnel passera dans l’axe du quai Paquet, de promenade Samuel-de Champlain, du parc Jean-Paul L’Allier, jusqu’au secteur du futur pôle d’échanges du réseau structurant de transport en commun que la Ville de Québec va aménager dans Saint-Roch. Au fil du tracé, plusieurs stations sont prévues pour permettre aux usagers du transport en commun de descendre et de rejoindre les pôles d’emploi : Desjardins, le Vieux-Lévis, la colline parlementaire, Saint-Roch, entre autres.      

Les maires de Québec et Lévis, Régis Labeaume et Gilles Lehouillier, ont été rencontrés séparément par le ministre des Transports, François Bonnardel, mardi. Une information confirmée par le cabinet du maire de Québec, qui a indiqué que la rencontre a eu lieu.      

Le document de travail qui circule dans les médias depuis mercredi est le document de travail qui leur a été présenté. Il présente le nouveau scénario qui est privilégié par le gouvernement de François Legault.      

Le tracé est situé plus à l’ouest que celui qui a toujours été présenté jusqu’à maintenant. Il est cependant d’une longueur équivalente, en raison des approches du tunnel qui doivent être éloignées pour créer une pente acceptable. Les coûts seraient par conséquent équivalents, disent nos sources.     

Les chiffres et le projet dans son ensemble devraient être dévoilés «plus tôt que tard». Ces nouvelles données ne modifient en rien l'échéancier qui a été promis par le gouvernement, soit une première pelletée de terre d'ici 2022. D'ailleurs, le bureau de projet du troisième lien et celui du réseau de transport structurant devront dorénavant se parler pour que les deux projets s'arriment.    

Le gouvernement fera valoir que ce nouveau tracé serait plus avantageux pour l'interconnexion des deux réseaux de transport avec le tramway. Il relie aussi les pôles d’emploi. Un étudiant de Lévis pourrait ainsi emprunter le transport collectif depuis le secteur Desjardins, sortir à la place D’Youville et filer vers l’Université Laval en tramway.      

Le nouveau tracé a aussi selon le gouvernement l’avantage d’écarter les problèmes techniques qui survenaient avec les sols meubles présents dans le lit du fleuve dans le secteur est. Ce tracé privilégié file plus longtemps sous terre, mais nécessite une portion moins longue sous le fleuve, fait-on valoir.      

Déjà, l'automne dernier, le projet avait pris cette tangente. On voulait répondre aux critiques du projet de troisième lien, qui martelaient que le bassin d'usagers du transport collectif était minime aux abords de l'ancien tracé. D'ailleurs, à ce moment, le ministre Bonnardel avait laissé entendre lors d'une entrevue avec notre bureau parlementaire que les sceptiques seraient confondus avec le projet de troisième lien. La combinaison entre le projet de réseau structurant et celui de troisième lien est selon le gouvernement une formule qui incitera plusieurs personnes à délaisser l'automobile pour le transport collectif dans leurs déplacements quotidiens.     

On estime aussi que cette nouvelle formule incitera davantage le fédéral à embarquer dans le financement de l'infrastructure.  

– Avec la collaboration de Jean-Michel Genois Gagnon