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Coronavirus : le bilan s'alourdit à 212 morts

Coronavirus : le bilan s'alourdit à 212 morts
AFP

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L’épidémie de pneumonie virale en Chine a fait 42 morts supplémentaires dans la province du Hubei (centre), ont annoncé vendredi les autorités sanitaires locales.  

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Après ce nouveau record quotidien, le total national de l’épidémie du nouveau coronavirus apparue en décembre passe ainsi à 212 morts. L’épidémie a également fait plus de 1200 contaminations supplémentaires au Hubei au cours des dernières 24 heures, portant le total national à 8900 cas.  

Des conséquences négatives sur l’économie ce trimestre

Le nouveau coronavirus aura des conséquences négatives sur l’économie mondiale au premier trimestre, mais il est trop tôt pour les mesurer, a déclaré jeudi la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva.

« Disons que pour ce trimestre, il y a aura très probablement des conséquences négatives », a déclaré la patronne du FMI lors d’une conférence au Centre pour le développement mondial.

Coronavirus : le bilan s'alourdit à 212 morts
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« Il serait irresponsable de spéculer sur la suite. Je peux simplement me référer à un cas similaire, l’épidémie de Sras », un coronavirus qui avait touché 8000 personnes et fait 774 morts en 2002-2003.

« Ce qui s’était alors passé, en effet, a été un ralentissement sur le court terme, puis un rééquilibrage de la croissance économique », a détaillé Mme Georgieva, s’interrogeant : « cela sera-t-il le cas cette fois ? C’est très difficile à prévoir ».

Elle a souligné que « les conséquences immédiates sont évidentes. Nous avons les voyages, le tourisme, l’industrie en Chine, et, au-delà de la Chine, l’Asie qui est un peu touchée ».

Pour elle, « se préparer, prévenir, agir tôt : cela doit être dans les veines des politiciens, qu’il s’agisse d’une pandémie, d’un choc climatique ou de tensions géopolitiques ».

Le porte-parole du FMI avait assuré jeudi matin que l’institution surveille « en temps réel » les développements du nouveau coronavirus en Chine, soulignant que l’impact sur l’économie mondiale dépendra notamment de la durée de l’épidémie.

« Au FMI, nous surveillons cette situation de très près », a expliqué Gerry Rice lors d’une conférence de presse, notant que, pour le moment, c’est la Chine qui en subissait les impacts « directs » en raison des confinements et des fermetures provisoires d’entreprises. Et ce, au moment de la semaine du Nouvel An chinois. 

« Si les chaînes d’approvisionnement mondiales étaient systématiquement affectées ou si les marchés financiers mondiaux étaient considérablement touchés par une incertitude croissante, alors évidemment, l’impact serait plus important », a-t-il ajouté, relevant un possible effet de contagion dans toute l’Asie.

Le bilan des contaminations s’élève à environ 7.700 cas et 170 personnes sont mortes en Chine.

Le FMI avait dévoilé le 20 janvier ses dernières prévisions pour l’économie mondiale, tablant alors sur une reprise (+3,3% après +2,9% en 2019), grâce notamment à la pause dans la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine.

Mais il avait alors prévenu que cette reprise était fragile et qu’un regain d’incertitude pourrait contrarier le rebond.

Gerry Rice a souligné que dans la province de Hubei, épicentre de l’épidémie et qui compte pour 4,5% du PIB chinois, « l’activité économique avait considérablement diminué ».

Selon lui, les effets devraient toutefois être « temporaires » et « réversibles » quand le virus faiblira, et à mesure que les routes et aéroports vont rouvrir, les personnes pourront retourner travailler et les entreprises rattraper leur travail.