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Feux en Australie: la mission la plus difficile, confie un pompier forestier de Roberval

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Le tout premier pompier québécois déployé en Australie, pour lutter contre les dévastateurs feux qui y font rage, vient tout juste de rentrer chez lui après une mission intensive de 38 jours qu’il considère comme sa plus difficile.

Les images des incendies de forêt d'une ampleur et d'une violence sans précédent, qui dévastent des régions entières de l'Australie, ont de quoi donner froid dans le dos. Cette difficile réalité, le pompier forestier de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) de Roberval Frédéric André l'a côtoyée.

«Au Québec, on gère des feux de forêt. On a des épinettes qui sont en danger, mais très rarement de la population. Là, la différence, elle est fondamentale. Ce sont des dizaines de milliers de personnes affectées par les feux. Des secteurs habités, des secteurs de villégiatures à évacuer : 30 000, 40 000 personnes qu'il faut organiser», a raconté M. André, avouant qu'il s'agit de sa mission la plus difficile de sa carrière de pompier forestier.

Capture d'écran, TVA Nouvelles

Frédéric André est chef de la base terrestre de la SOPFEU à Roberval. En Australie, il était officier de planification. Son travail consistait à prévoir et élaborer des stratégies afin de tenter de contrôler les incendies.

«Il y a une partie qui est difficile parce qu'on arrive avec notre fonctionnement québécois et il faut s'arrimer au fonctionnement australien. Le feu se comporte différemment. Le combustible est différent. Les méthodes de lutte sont différentes», a expliqué le pompier forestier qui cumule plusieurs années d'expérience.

M. André a passé tout son temps des Fêtes là-bas, loin de sa famille. La journée du 31 décembre l'a particulièrement marqué.

«La journée du 31 décembre a été catastrophique sur le feu, a-t-il confié. Ç’a été vraiment très intense. Le feu a pris de l'ampleur. On a eu un événement météorologique assez intense. Il faisait 45 degrés, une humidité à 7 %, des vents à 75 km/h. Le feu a fait une envolée terrible, a détruit énormément d'habitations et blessé des personnes.»

Il a aussi été profondément marqué par la détresse des familles australiennes. Plusieurs ont tout perdu dans ces terribles incendies. M. André est également venu en aide à des populations d'animaux en détresse.

Le pompier revient au Québec avec un sentiment de devoir accompli. «J'en retire un enseignement, un enrichissement personnel que je vais pouvoir utiliser ici», a-t-il affirmé.

Il a maintenant l'intention de prendre quelques jours de repos bien mérité avec sa famille.