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Softball : une arbitre québécoise aux Jeux olympiques de Tokyo

Softball : une arbitre québécoise aux Jeux olympiques de Tokyo
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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MONTRÉAL | Au moment d’apprendre sa sélection comme arbitre pour le tournoi de softball des prochains Jeux olympiques de Tokyo, la Québécoise Geneviève Gaudreau s’est mise à hurler de joie.

«Je ne porte plus à terre depuis une dizaine de jours», avoue celle qui a reçu la bonne nouvelle en provenance de Jeff Whipple, directeur national des arbitres pour Softball Canada, le lundi 20 janvier.

Gaudreau, qui est enseignante en éducation physique dans une école secondaire du quartier Ville-Émard, occupe le rôle d’arbitre au softball depuis près de deux décennies. Âgée de 47 ans, elle a déjà participé comme officielle à quatre championnats du monde de balle rapide féminine, entre 2009 et 2016, mais rien à ses yeux n’équivaut aux Jeux olympiques.

«C’est un rêve pour moi, d’autant plus que ça fait 12 ans que le softball n’était plus présenté aux Jeux olympiques. Pour moi, ça donne une saveur encore plus particulière», dit celle qui vivra évidemment l’expérience olympique pour la toute première fois.

Le softball féminin effectue en effet un retour aux Jeux de Tokyo après avoir été à l’honneur à quatre occasions, d’abord à Atlanta, en 1996, puis à Sydney (2000), Athènes (2004) et Pékin (2008).

«Depuis que je suis toute petite, j’ai toujours regardé les Jeux olympiques, ajoute-t-elle, avec une certaine fébrilité dans la voix. Je me souviens d’avoir encouragé Pierre Harvey en ski de fond, puis l’été, c’était le 100 mètres ou encore les épreuves de natation. C’est sûr que j’aimerais profiter du moment et aller voir des compétitions si j’en ai l’occasion, mais je reste d’abord et avant tout concentrée sur le travail à faire.»

De joueuse à officiel

Native de St-Rédempteur, sur la rive sud de Québec, Gaudreau a elle-même longtemps joué au softball. Cette grande passionnée a notamment remporté une médaille d’argent avec l’équipe du Québec, en 1989, lors des Championnats canadiens. Plus souvent qu’autrement, elle occupait le poste de receveur.

«Quand j’ai commencé à arbitrer derrière le marbre, on peut dire que j’étais déjà habituée à voir des tirs et à identifier la zone des prises», blague-t-elle.

Après sa carrière de joueuse, elle a aussi été entraîneuse pendant quelques années avant d’opter pour le rôle d’arbitre.

«Honnêtement, pour les Jeux olympiques, c’est pratiquement aussi difficile d’être sélectionnée comme officielle que comme athlète, avance celle qui compte depuis 2006 sur la plus haute certification qu'un arbitre de softball puisse obtenir au Canada, soit le niveau 5. Je suis très honorée de représenter Softball Québec et Softball Canada aux Jeux olympiques.»

L’Albertaine Frankie Billingsley est la seule autre arbitre au Canada ayant été choisie pour la compétition olympique de softball à Tokyo, qui aura lieu à compter du 22 juillet. Gaudreau s’envolera dès le 18 juillet vers le Japon. D’ici là, elle a un autre voyage prévu en Nouvelle-Zélande, en février, pour arbitrer la Coupe du monde de balle rapide masculine U18. Comme une pratique générale, tous les officiels choisis pour les Jeux de Tokyo y seront.