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Sarah-Jeanne Labrosse: une aide précieuse pour les jeunes

Sarah-Jeanne Labrosse: une aide précieuse pour les jeunes
Photo d'archives, Agence QMI

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Même si l’actrice n’a pas eu une adolescence problématique, elle est en mesure de comprendre ceux qui font appel aux services de Tel-jeunes. Sarah-Jeanne Labrosse n’a pas hésité à s’associer à cet organisme qui permet aux jeunes de se confier à un adulte qui les écoute et leur vient en aide. 

De quelle façon êtes-vous devenue la porte-parole de l’organisme?

Marina Orsini était là depuis le début, comme Céline Muloin, la présidente-directrice générale et fondatrice. En 2016, alors que Tel-jeunes avait 25 ans, elles ont pensé que ce serait bien d’avoir quelqu’un de populaire auprès des jeunes. Marina, avec qui j’avais travaillé sur «30 vies», m’a appelée pour me demander si je voulais prendre le relais, et j’ai dit oui. 

Comment se sont passées les premières rencontres avec l’équipe?

Aller dans les bureaux et entendre les intervenants, qui sont surtout des psychologues et des sexologues formés et non des bénévoles, faire leur travail, c’est émouvant! Ils reçoivent des appels à longueur de jour et de nuit. C’est un service 24 heures sur 24. 

Ce n’est pas facile, car les jeunes qui ont besoin d’aide ne sont pas devant eux...

Ils évaluent le problème en posant des questions. Les appels se font de façon anonyme. Les intervenants cherchent à évaluer la profondeur du problème. Est-ce une urgence, un moment de panique? La personne au bout du fil est-elle en train de mettre sa vie en danger? Avec l’enfant ou l’adolescent, ils tentent de trouver des pistes de solution. Il faut aussi évaluer l’entourage. Y a-t-il quelqu’un physiquement proche afin d’aider si c’est nécessaire? L’intervenant ne quitte pas l’enfant tant que celui-ci n’est pas à l’aise de finir la conversation. Tel-jeunes peut aussi faire un suivi avec lui si c’est ce dont il a besoin. 

Quand vous allez voir les jeunes dans les écoles. De quoi vous parlent-ils?

C’est vraiment sur les réseaux sociaux que j’ai accès à beaucoup de choses, quand ils sont en face de moi, c’est peut-être un peu plus gênant. Ceux qui m’écrivent me parlent de leur solitude, de leur anxiété. 

Si la technologie amène des changements, les problèmes auxquels les jeunes font face sont les mêmes...

Oui, les problématiques changent de contexte, mais la racine est la même: la solitude, l’intimidation, l’inconfort, l’anxiété, la recherche identitaire... Ce qui est peut-être nouveau, c’est l’anxiété de performance. On est multitâche, et notre popularité est amplifiée par les réseaux. 

Adolescente, aviez-vous du mal à exprimer ce que vous ressentiez?

Par chance, c’était pas si complexe en moi et je n’avais pas à chercher quelqu’un à qui me confier. Si j’avais eu plus de problèmes, j’aurais sans doute eu du mal à en parler. 

Sarah-Jeanne joue dans «Les pays d’en haut», le lundi à 21 h, à Radio- Canada. Elle sera de retour dans la troisième saison de «Révolution», à TVA. 

Tu as besoin de parler? 

  • Pour t’informer, va sur le site fondationteljeunes.org. Tu peux joindre un intervenant de Tel-jeunes en appelant en tout temps au 1 800-263-2266 ou en textant au 514-600-1002, en toute confidentialité.