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Un pédophile en prison tente de créer un site web à connotation sexuelle

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SAGUENAY – TVA Nouvelles a appris qu'un ancien citoyen de Saguenay, qui a avoué avoir agressé sexuellement des jeunes filles de son entourage et avoir commis des infractions liées à la pornographie juvénile, a accès à des ordinateurs dans le pénitencier où il est incarcéré.  

Jean Nadeau, 49 ans, a même tenté, en prison, de créer un site web à connotation sexuelle.  

Cette situation choque la mère d'une victime aujourd'hui âgée de 11 ans.  

La femme, qui réside aujourd'hui dans la région de Montréal, fait tout ce qu'elle peut pour éviter que l'agresseur de sa fille les retrouve, mais, une multitude d'informations étant disponibles sur le web, elle craint pour sa sécurité.  

Sa seule consolation: la Commission des libérations conditionnelles du Canada a refusé d'accorder une semi-liberté au pédophile.  

L'individu a été condamné à quatre ans et demi de pénitencier en février 2018.  

«J'ai craint qu'il obtienne sa libération conditionnelle, mais, apparemment il faut faire confiance au système judiciaire», indique celle dont on doit taire le nom pour protéger l'identité de la victime.  

Elle a sauté de joie, mercredi, en apprenant que la Commission refusait la demande de Nadeau sous plusieurs motifs, notamment parce qu'il présente un risque de récidive élevé.  

«Je me suis retenue pour ne pas crier merci!» a-t-elle dit.  

D'un autre côté, elle a été choquée d'apprendre qu'en mars 2019, Jean Nadeau a été surpris à la bibliothèque du pénitencier alors qu'il était en train de mettre sur pied un site payant à connotation sexuelle offrant les services de prostitution ou d'escorte de femmes adultes.  

Il a agi avec un autre détenu quelques semaines seulement après avoir suivi un programme axé sur la délinquance sexuelle, selon la décision de la Commission, que TVA Nouvelles a pu consulter.  

«Ça me fait comprendre, dans le fond, qu'il n'a pas vraiment appris la leçon, explique la mère. Pour lui, tout est correct. Il s'est fait prendre, donc, là, il essaie de faire passer ça sur le dos de l'autre détenu, mais il est aussi responsable que l'autre.»  

Témoignant à l'audience, la femme a parlé des conséquences que les agressions à répétition ont eues sur sa fille.  

«Elle est encore en thérapie, a-t-elle fait savoir. Elle fait des cauchemars. Elle ne veut même pas sortir dehors toute seule, même si elle est avec son frère ou ses amis. Elle le voit partout.»  

La mère s'interroge sur les droits des détenus. Jean Nadeau a pu suivre une formation en informatique depuis qu'il a été incarcéré.  

Jean Nadeau était entraîneur bénévole pour une équipe féminine de soccer lors de son arrestation en 2017. Il avait dit vouloir «tester son attirance sexuelle».