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Virus: Ottawa pourra rapatrier les Canadiens de Chine

François-Philippe Champagne
JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

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Ottawa | Ottawa a obtenu l’accord de la Chine pour rapatrier ses ressortissants se trouvant dans la région frappée par le nouveau coronavirus et qui ont demandé à l’être, a annoncé vendredi le chef de la diplomatie canadienne.  

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Le ministre des Affaires étrangères François-Philippe Champagne a discuté de cette question avec son homologue chinois Wang Yi lors d’un entretien téléphonique jeudi soir, selon un communiqué du ministère canadien.       

«Les deux hommes ont discuté de la récente éclosion du coronavirus en Chine. Le ministre Champagne a exprimé sa solidarité avec le peuple chinois aux prises avec cette épidémie et a offert l’aide du Canada», indique le communiqué.       

M. Champagne «a aussi sollicité la collaboration du gouvernement chinois pour aider les citoyens canadiens qui veulent quitter la région, ce à quoi le conseiller d’État et ministre des Affaires étrangères Wang a répondu positivement», précise le texte.       

Près de 200 Canadiens se trouvant dans la ville de Wuhan ou autour, dans la province du Hubei, épicentre de l’épidémie du nouveau coronavirus, ont demandé une assistance consulaire pour être rapatriés au Canada, pays dans lequel trois cas d’infection ont jusqu’ici été confirmés.       

Le gouvernement canadien a affrété un avion pour ramener ses ressortissants le désirant, mais attendait encore l’accord de Pékin pour lancer l’opération.       

Plusieurs autres pays, comme les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Corée du Sud ou le Japon ont déjà rapatrié leurs ressortissants de Chine.        

Mais les relations entre le Canada et la Chine connaissent une crise sans précédent depuis l’arrestation en décembre 2018 à Vancouver de la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, à la demande des États-Unis.       

Neuf jours plus tard, la Chine avait arrêté deux Canadiens, l’ex-diplomate Michael Kovrig et l’homme d’affaires Michael Spavor, les accusant d’espionnage, alors qu’Ottawa dénonce des détentions «arbitraires».       

M. Champagne a évoqué la détention des deux hommes avec son homologue chinois. «Les deux ministres ont convenu de rester en contact sur les questions d’importance mutuelle», selon Ottawa.