/news/politics
Navigation

Coronavirus: Trudeau met en garde contre la discrimination visant la communauté chinoise

Coup d'oeil sur cet article

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a appelé ses concitoyens à se montrer unis face à la crise du nouveau coronavirus et a mis en garde contre toute discrimination visant des membres de la communauté chinoise au Canada. 

• À lire aussi: Ottawa pourra rapatrier les Canadiens de Chine 

• À lire aussi: Le premier ministre se rendra en Éthiopie, au Sénégal et en Allemagne 

«Il n’y a pas de place, dans notre pays, pour la discrimination nourrie par la peur et la désinformation», a lancé M. Trudeau lors d’une réception pour le Nouvel An chinois à Scarborough dans la banlieue de Toronto.     

«Je sais que ce début d’année a été dur pour beaucoup d’entre vous», inquiet pour leurs proches à l’étranger, a ajouté le premier ministre.     

M. Trudeau a adressé son message de solidarité aux Canadiens d’origine chinoise, alors que des membres de cette communauté se sont alarmés de l’augmentation de commentaires hostiles ou racistes sur les réseaux sociaux depuis le début de l’épidémie.     

La semaine dernière, des responsables de la santé et de la communauté chinoise à Toronto ont mis en garde contre une résurgence du racisme et de la xénophobie qui s’était manifestée lors de l’épidémie de SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère) en 2003. La maladie avait fait 44 morts au Canada.     

Amy Go, présidente par intérim du Conseil national sino-canadien pour la justice sociale, a déploré, dans une interview à la chaîne CBC, «la stigmatisation injuste» dont sont victimes les Canadiens d’origine chinoise.      

Elle a salué les propos de M. Trudeau, tout en souhaitant que le gouvernement en fasse plus pour «calmer les inquiétudes» et «lutter contre le racisme».     

Le Canada, qui compte une importante communauté d’origine chinoise, a pour le moment recensé quatre cas de coronavirus dans le pays.     

La maladie, qui s’est propagée à partir de la ville chinoise de Wuhan en décembre, a contaminé près de 12 000 personnes en Chine continentale où 259 malades sont morts, selon un bilan officiel du 1er février.     

La Russie impose des visas aux touristes chinois    

La Russie a mis fin, samedi, à la possibilité pour les Chinois d’entrer sans visa sur son territoire afin d’y faire du tourisme et a arrêté de leur délivrer des visas de travail en raison de l’épidémie de pneumonie virale.  

Ces mesures visent à «assurer la sécurité du pays, à protéger la santé publique et empêcher la propagation du nouveau coronavirus», peut-on lire dans un texte publié sur le site internet du gouvernement russe.  

Ce document officiel, daté de vendredi, précise que le FSB, les services de sécurité russe dont dépendent les gardes-frontières, mettra fin au tourisme sans visa à minuit samedi.  

Depuis 2000, les groupes de touristes chinois avaient le droit de voyager en Russie sans visa.  

Il est également décidé que les ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères doivent cesser d’accorder des visas de travail aux ressortissants chinois.  

Le ministère des Affaires étrangères doit expliquer à la Chine que ces mesures sont «dues à des circonstances exceptionnelles et ne sont que provisoires».  

Jeudi, Moscou avait déjà annoncé la fin des visas électroniques que les Chinois pouvaient obtenir pour entrer dans certaines régions, en Extrême-Orient et en Russie occidentale.