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MacKay déjà plus à l’aise en français

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Après un lancement de campagne désastreux où il a été incapable de prononcer quelques phrases de français correctement, le candidat à la chefferie du Parti conservateur Peter MacKay a fait des pieds et des mains hier pour démontrer qu’il peut bel et bien parler cette langue.

Pendant toute la journée d’hier, l’aspirant chef des conservateurs a rencontré des dizaines d’ex-candidats et de partisans venus l’entendre dans un hôtel près de l’aéroport Montréal-Trudeau.

L’ex-ministre souhaitait faire connaître ses idées à la base québécoise du parti. Et réparer les pots cassés, après une semaine où son piètre français a été le principal sujet de discussion politique au pays.

« La langue française, comme la langue anglaise, c’est comme un muscle. Si tu [ne] l’utilises pas, le muscle s’atrophie, a affirmé M. MacKay entre deux rencontres. Je suis confiant, je suis capable d’améliorer mon français pendant cette campagne. »

La faute au stress

Il a affirmé que même s’il n’a pas beaucoup pratiqué son français depuis son départ de la politique fédérale en 2015, il suit actuellement des cours, à raison de deux heures par jour. Il songerait également à faire un stage d’immersion « intensif » pour s’améliorer.

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M. MacKay a attribué son lancement difficile au stress. « J’ai sera candidate à la chefferie du Parti conservateur [sic] », avait déclaré samedi l’ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères du gouvernement Harper.

« C’est plus facile pour moi de parler directement en français, parfois c’est un défi de lire sur un teleprompter [télésouffleur]. Je préfère parler directement aux gens », a-t-il justifié hier, en français, en réponse aux questions du Journal.

Un bureau au Québec

De toute évidence, les militants présents hier étaient prêts à tourner la page. « Je suis derrière lui. Ce n’est pas évident apprendre la langue française. Mais son français est bon », a soutenu Johanne Sénécal, candidate dans les années 1990 et organisatrice de longue date du parti.

Le député Pierre Paul-Hus, supporter de M. MacKay, était catégorique. « Il comprend très bien, il est capable d’avoir une conversation. En ce moment, il est assez bon en français pour parler aux Québécois, pour gagner la chefferie. Dans une élection dans deux ans, son français va être encore meilleur. » 

S’il devient chef, il se serait d’ailleurs engagé à ouvrir un bureau du parti au Québec, une première, affirme-t-on en coulisse.