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Plus de 300 000$ d’Ottawa pour des punaises de lit

Un bâtiment fédéral du centre-ville de Gatineau était infesté par ces insectes

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OTTAWA | La prolifération de punaises de lit dans les immeubles fédéraux à Ottawa et à Gatineau a été tellement sévère que le gouvernement a dû débourser 322 302$ en octobre dernier pour éradiquer l’infestation dans un seul bâtiment. 

Des documents déposés récemment au Parlement montrent l’ampleur du problème des punaises de lit identifié l’année dernière à la Place Montcalm, un immeuble de 12 étages qui abrite 2400 employés au centre-ville de Gatineau. 

«La présence de punaises de lit avait été détectée sur tous les étages de l’immeuble. [...] Le coût reflète l’ampleur des travaux d’extermination qu’il a fallu réaliser», explique Michèle LaRose, porte-parole de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC). 

La Place Montcalm est le cas le plus sévère parmi la vingtaine d’adresses fédérales qui ont reçu la visite d’exterminateurs depuis janvier 2017. 

Depuis trois ans, Ottawa a dépensé près de 600 000$ en traitements contre ces petits insectes indésirables dans la région de la capitale fédérale.  

La grande majorité des cas répertoriés se sont produits entre octobre et décembre derniers. 

«Toutes les présences confirmées, sauf une [celle de la Place Montcalm], ont été détectées à des niveaux “très faibles”, ce qui est défini comme étant moins de 20 insectes [dans la plupart des cas, d’un à cinq insectes]», nuance SPAC dans le document. 

En novembre, notre Bureau d’enquête rapportait que le fédéral cherchait d’urgence un exterminateur pour faire face à un problème croissant de punaises de lit dans ses immeubles. 

La présence d’une seule de ces petites bestioles qui sucent le sang de l’homme mène à de grosses factures. 

Par exemple, la découverte d’une punaise dans les bureaux d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada au centre-ville d’Ottawa a mené à un «traitement par pulvérisation» de 78 postes de travail, de trois salles de conférence et de neuf bureaux fermés, suivi par l’installation de pièges. La facture finale: 22 788,86$. 

Chez des employés 

Le gouvernement a même dû payer des milliers de dollars pour le traitement à la résidence d’employés, car on soupçonnait que les insectes s’étaient d’abord trouvés à leur bureau. 

«Nous observons une nette amélioration en ce début d’année, alors SPAC n’entrevoit pas une augmentation des traitements, affirme Mme LaRose.  

«Nous sommes en train de revoir les procédures de nettoyage actuelles et d’explorer des façons de rappeler à la conciergerie les procédures recommandées en cas de détection de punaises de lit et de la sensibiliser à la prévention», assure la porte-parole.

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