/news/currentevents
Navigation

Intervention policière en Beauce: «Ils l’ont abattu comme un chien»

Coup d'oeil sur cet article

Le beau-frère d’un ancien joueur de la Ligue nord-américaine de hockey abattu dimanche en Beauce lors d’une opération policière estime que les choses auraient dû se dérouler différemment.   

«On avait demandé de l’aide. Il n’était pas une menace. On voulait juste qu’il se fasse soigner, qu’il ait sa médication, car il n’allait pas bien», a expliqué sous le couvert de l’anonymat l’homme à TVA Nouvelles.        

Dimanche, en début de soirée, une femme de Saint-Georges, qui était mariée à Brandon Christian depuis 15 ans, a contacté la police, car son conjoint s’est présenté chez elle alors qu’il était en crise. Le couple vivait des difficultés.        

Photo Jean-François Racine

Selon nos informations, M. Christian, 47 ans, était cagoulé, armé d’un bâton et agressif.        

Il aurait fui à pied les policiers de la Sûreté du Québec qui l’ont suivi dans les rues de Saint-Georges. Les agents auraient tenté sans succès de le neutraliser. Ils auraient utilisé un pistolet à impulsions électriques et du poivre de Cayenne. Puis, un ou des policiers auraient ouvert le feu, blessant mortellement par balle l’ancien joueur de hockey.        

Photo Jean-François Racine

Neuf balles   

«Ma sœur est complètement anéantie et moi j’ai de la peine. Malgré qu’il était malade, c’était une très bonne personne», ajoute le beau-frère de M. Christian.        

Ce dernier croit que la mort du conjoint de sa sœur aurait pu être évitée.         

Photo Jean-François Racine

«Cette fois-ci, ils sont venus [les policiers] et ils l’ont abattu comme un chien. Un gars de 6,5 pi, 300 livres, t’es capable de lui tirer dans une jambe. Neuf balles, je trouve ça beaucoup», se désole-t-il.        

Enquête du BEI   

L'enquête a été confiée au Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) puisqu’il y a eu mort d’homme durant l’intervention policière.         

Neuf enquêteurs du BEI ont été chargés d'enquêter sur cet événement. Le Service de police de la Ville de Québec a été appelé en soutien sur cette enquête.