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Stérilisation et micropuçage pourraient être obligatoires à Québec

La Ville de Québec réfléchit à cette possibilité pour les chats et les chiens

Anita, un labrador de cinq mois, a été récemment micropucée, à l’instar de 80 % des chiens de Québec, selon un sondage réalisé par la Ville.
Photo Didier Debusschère Anita, un labrador de cinq mois, a été récemment micropucée, à l’instar de 80 % des chiens de Québec, selon un sondage réalisé par la Ville.

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La Ville de Québec pourrait suivre l’exemple de la Ville de Montréal et obliger la stérilisation des chiens et des chats sur son territoire ainsi que le micropuçage.  

En entrevue avec Le Journal, le responsable du dossier au comité exécutif, Patrick Voyer, confirme que la réflexion est en cours pour donner un peu plus de mordant à la politique de gestion animalière, dévoilée en avril 2019.  

Patrick Voyer.
Conseiller 
municipal
Photo JEAN-FRANCOIS DESGAGNES
Patrick Voyer. Conseiller municipal

Cette dernière n’est toujours pas entrée en vigueur. La Ville de Québec attendait d’arrimer sa réglementation avec la loi provinciale sur les chiens dangereux. M. Voyer déposera, d’ici quelques semaines, son nouveau règlement sur les animaux domestiques à l’hôtel de ville en prévision de son adoption avant le printemps.  

À l’origine, la stérilisation et le micropuçage n’étaient pas obligatoires. La Ville misait davantage sur des incitatifs plutôt que sur l’approche coercitive, afin de contrer la surpopulation d’animaux, notamment les colonies de chats errants.  

«Je ne vous cacherai pas que ce que Montréal a fait avec l’obligation de stérilisation et de micropuçage, ça me travaille un peu. Mais ce n’est pas encore décidé. À Québec, 80 % des chiens sont micropucés et stérilisés, et ça va jusqu’à 90 % ou 95 % pour les chats [selon un sondage réalisé par la Ville, NDLR], donc le passage à l’obligatoire ne serait pas compliqué», affirme-t-il, avant d’énoncer la principale raison qui le fait encore hésiter.  

Anita, un labrador de cinq mois, a été récemment micropucée, à l’instar de 80 % des chiens de Québec, selon un sondage réalisé par la Ville.
Photo Didier Debusschère

Une question de sous  

«Ma préoccupation est sur le fait que ce n’est pas tout le monde qui a les moyens de le faire. Est-ce qu’on peut se doter d’un programme d’aide aux familles moins bien nanties? On pourrait peut-être faire quelque chose qui ressemble à ça», expose-t-il.  

La SPA de Québec – le nouveau fournisseur de la Ville depuis le 1er janvier – propose le service de micropuçage pour 46 $. Une puce électronique de la taille d’un grain de riz, avec les coordonnées du propriétaire de l’animal, est insérée sous la peau de ce dernier. La Ville offre déjà, chaque année, des séances de micropuçage gratuites.  

Quant à la stérilisation, l’opération coûte plus de 200 $ et peut même atteindre 400 $. La SPA offre déjà un prix réduit pour les familles à faible revenu. La stérilisation a de nombreux avantages, plaide la SPA sur son site web. Elle contribue à diminuer la surpopulation et par le fait même les euthanasies, en plus d’avoir des effets positifs sur le comportement de l’animal.  

La Ville de Québec lancera, par ailleurs, une brigade canine, cet été, formée d’étudiants en technique policière qui feront de la sensibilisation sur le terrain et de la surveillance pour faire appliquer la nouvelle réglementation, qui vise aussi les chiens dits «à risque» et les chiens dangereux. Ces agents rappelleront notamment aux propriétaires de chiens qu’ils doivent les tenir en laisse en tout temps dans les endroits publics.  

Ajout de parcs canins ?  

L’administration Labeaume investira aussi plus de 100 000 $ dans le parc canin de la Pointe-aux-Lièvres et elle planche toujours sur l’aménagement de nouveaux parcs canins.  

«On est vraiment en train de travailler là-dessus. On veut ajouter plus de parcs à chiens. On en avait trois avant, mais on en a enlevé un parce que les citoyens se plaignaient du bruit. Avant d’implanter un parc, il faut que tu y penses et il faut trouver un endroit plus propice. On est en train de l’analyser», a indiqué M. Voyer.