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Coronavirus: près du quart des Québécois éviteraient les Chinois dans les autobus

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Près du quart des Québécois ont admis qu'ils changeraient probablement de place dans un autobus pour éviter de se retrouver assis auprès d'une personne présentant des traits asiatiques par crainte du coronavirus, montre un sondage dévoilé mardi.  

Dans le coup de sonde mené par la firme DART & Maru/Blue pour le compte de Postmedia, les répondants se faisaient demander s'ils étaient susceptibles de changer de place dans un autobus en voyant une personne avec des traits chinois venir s'asseoir près d'eux, même si elle ne présente aucun symptôme analogue à ceux d'un rhume ou d'une grippe.  

Pas moins de 23% des Québécois ont reconnu qu'ils changeraient de place pour éviter d'être en contact avec cette personne. Dans l'ensemble du pays, 18% des Canadiens ont assuré qu'ils feraient de même, un pourcentage qui chute à 16% en Ontario et 11% en Colombie-Britannique, les deux seules provinces où des patients atteints du virus 2019-nCoV ont été détectés à ce jour.  

Ces derniers jours, plusieurs organisations et politiciens ont d'ailleurs lancé des appels à l'unité visant à contrer la xénophobie, alors que se multiplient les rapports d'incidents racistes visant des personnes d'origine asiatique autour du monde.  

«Nous devons tous nous supporter et demeurer unis. Que je suis clair. Il n'y a pas de place dans notre pays pour la discrimination basée sur la peur ou les fausses informations», avait notamment clamé le premier ministre Justin Trudeau lors d'un discours devant la communauté chinoise de Toronto à l'occasion du Nouvel An lunaire.  

La médecin en chef du Canada, Dre Theresa Tam, s'était aussi déclarée préoccupée par la stigmatisation visant les communautés chinoises et asiatiques du Canada en raison de l'épidémie de coronavirus.  

Par ailleurs, seuls 29% des Québécois ont affirmé craindre de contracter le coronavirus, un taux équivalent à la moyenne nationale. Ce sont les Ontariens qui sont les plus inquiets, à 35%, et les habitants des Maritimes qui le sont le moins, à 17%.  

Un peu plus du tiers des Canadiens ont aussi affirmé avoir changé leurs habitudes depuis le début de l'épidémie, par exemple en se lavant plus souvent les mains ou en évitant les bains de foule.  

Le sondage a été mené auprès de 1513 Canadiens de 18 ans et plus. La marge d'erreur est de 2,9%, 19 fois sur 20.