/news/society
Navigation

L’opposition exige le port des caméras corporelles pour les policiers

Coup d'oeil sur cet article

Ensemble Montréal est revenu à la charge, mardi, et demande au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) d’implanter les caméras corporelles dans le but de contrer le profilage racial. 

Des élus de l’opposition à l’Hôtel de Ville, appuyés par le conseiller municipal Marvin Rotrand et de groupes communautaires, ont exigé l’implantation rapide de caméras chez les policiers. Selon eux, rien ne s’est amélioré sur le plan du profilage racial depuis un an, même que la situation se serait dégradée. 

«[On veut] augmenter la transparence du travail policier et, surtout, avoir une perception de confiance qu’en tant que citoyen, je peux avoir une certaine communication lors d’une interpellation avec un policier», a fait valoir le conseiller municipal Abdelhaq Sari. 

L’opposition réfute par ailleurs les chiffres avancés par le SPVM, qui affirme qu’il en coûterait 17,4 millions $ pour implanter la technologie et un 24 millions $ par année en frais de personnel et de gestion. 

«Ces coûts sont démesurés et ne reflètent pas la réalité ni les différentes technologies sur le marché», a souligné M. Rotrand. 

Ensemble Montréal déposera une motion en ce sens lors du prochain conseil municipal. 

La CDPDJ entre dans le débat

TVA Nouvelles a appris que la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) entre officiellement dans le débat en lien avec l’action collective de 171 millions $ de la Ligue des Noirs du Québec contre le SPVM pour profilage racial. 

La CDPDJ ne prendra pas parti dans ce litige judiciaire, mais agira plutôt à titre d’intervenante dans le dossier. La Commission dit avoir un intérêt primordial dans les questions de droit et de faits soulevées par le présent recours, tout en rappelant sa mission générale de veiller au respect des principes énoncés dans la Charte des droits et libertés de la personne. 

«Les jeunes Noirs sont cinq fois plus susceptibles d’être interpellés que les autres jeunes de la société québécoise. Il y a un problème systémique. C’est sur cette portée systémique que nous allons également miser pour qu’il y ait des résultats tangibles», a indiqué Myrlande Pierre, vice-présidente à la CDPDJ. 

La Commission des droits de la personne ajoute être devenue un acteur clé au Québec en matière de respect et de promotion des droits des personnes racisées et de celles ayant subi du profilage racial ou toute autre forme de profilage.