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Boeing abattu: Ottawa appelle l’Iran à envoyer les boîtes noires en France

Boeing abattu: Ottawa appelle l’Iran à envoyer les boîtes noires en France
AFP

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Le ministre canadien des Affaires étrangères François-Philippe Champagne a appelé mercredi son homologue iranien pour le presser d’envoyer en France les boîtes noires de l’avion ukrainien abattu par l’Iran le 8 janvier, a annoncé son ministère.  

« Le ministre Champagne a souligné la nécessité pour l’Iran de faire en sorte que le téléchargement et l’analyse des données des boîtes noires soient effectuées sans délai », a indiqué le ministère dans un communiqué.  

M. Champagne a réaffirmé auprès de Mohammad Javad Zarif que « l’option privilégiée par le groupe international de coordination » était « l’envoi des boîtes noires en France », pays « qui a la capacité technique de faire les analyses ».   

Ce groupe, créé par le Canada, réunit également le Royaume-Uni, l’Ukraine, la Suède et l’Afghanistan, pays dont des ressortissants ont péri dans l’accident.  

Plus tôt dans la journée, M. Champagne avait annoncé en conférence de presse qu’il avait contacté l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) pour lui demander de faire pression sur l’Iran.  

L’organisation onusienne a indiqué avoir été saisie par le gouvernement canadien de « problèmes d’accès » aux boîtes noires.   

« Notre président du conseil va transmettre une lettre à l’aviation civile iranienne pour confirmer que c’est le cas et pour lui rappeler ses obligations », a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’organisation basée à Montréal.  

Le Canada a plusieurs fois appelé l’Iran, qui a reconnu avoir abattu l’avion « par erreur », à remettre les boîtes noires à l’Ukraine ou à la France.   

Fin janvier, le chef de la diplomatie ukrainienne Vadym Prystaïko avait assuré que Téhéran était « prêt » à les transférer à Kiev, mais un haut responsable iranien a depuis déclaré que Téhéran comptait les garder dans l’immédiat.   

Sur les 176 victimes de l’écrasement, 57 étaient des citoyens canadiens et 29 autres victimes avaient le statut de résident permanent au Canada.