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Bombardier: le ministre Fitzgibbon promet de rendre des comptes aux Québécois

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Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, s’engage à rendre des comptes aux contribuables québécois dès que les transactions sur l’avenir de Bombardier seront conclues.  

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Considérant la quantité d’argent public engloutie ces dernières années dans Bombardier et ses filiales, le député solidaire Vincent Marissal a demandé au gouvernement de forcer le PDG de l’entreprise à venir s’expliquer en commission parlementaire.  

«Quand Alain Bellemare est arrivé, en 2015, Bombardier vendait pour 20 G$, M. Bellemare gagnait 6 M$. Maintenant, Bombardier vend pour 4 G$ de moins, mais M. Bellemare a gagné 14 M$ en 2018», a-t-il rappelé.  

Photo Simon Clark

«C'est comme au golf: plus ton score est bas, plus tu gagnes. La réalité, la triste réalité, c'est que les contribuables du Québec sont devenus la marge de crédit de la haute direction de Bombardier», a continué M. Marissal en interpellant le ministre de l’Économie.  

Non à une commission parlementaire  

«La revendication du député de Rosemont est justifiée, a rétorqué Pierre Fitzgibbon. [...] Je pense qu'à juste titre, il faut comprendre où est allé l'argent [des Québécois], il faut comprendre ce qui s'est passé.»  

Quelques minutes après avoir ouvert la porte à la possibilité de convoquer M. Bellemare devant les élus de l’Assemblée nationale, M. Fitzgibbon s’est finalement ravisé.  

«En commission parlementaire, je pense que ça n’a pas de bon sens», a tranché le ministre de l’Économie, devant les journalistes.  

«Une commission parlementaire, ça ne donne rien», a-t-il continué, laissant entendre que ce serait une perte de temps. « On n’est pas en train de faire des lois», a-t-il observé.  

En revanche, «la population du Québec est en droit de recevoir de l’information», a-t-il répété.  

«Ça pourrait être une conférence de presse, je pourrais être avec M. Bellemare», a suggéré le ministre de l’Économie.  

«Dans l’intérêt des Québécois»  

Dans l’attente, M. Fitzgibbon a assuré qu’il est hors de question de «faire un chèque de 2, 3, 4 milliards» à Bombardier.  

Les discussions concernant l’avenir de l’entreprise et de ses divisions, soit celle des avions d’affaires, qui représente 13 000 emplois, et celle des trains, que le gouvernement considère comme étant prometteuse d’avenir, se poursuivent.  

«On est en train de regarder des moyens pour protéger les emplois sans trop investir d’argent des Québécois», a déclaré le premier ministre François Legault.  

Photo Simon Clark

«On est en train de faire une transaction qui est dans l’intérêt des Québécois», a-t-il ajouté.  

«Ce qu’on regarde, c’est pour l’intérêt supérieur du Québec», a indiqué de son côté M. Fitzgibbon. Il a signalé que «tout le monde», c’est-à-dire la Caisse de dépôt et placement du Québec, M. Bellemare et le conseil d’administration de Bombardier, est «pas mal aligné» vers «une solution qui va être satisfaisante».  

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