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Brésil: quand l’agence de promotion du tourisme fait une mauvaise pub à Rio

Brésil: quand l’agence de promotion du tourisme fait une mauvaise pub à Rio
AFP

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RIO DE JANEIRO | En croyant partager un témoignage mettant en valeur la beauté de Rio de Janeiro, l’agence publique de promotion du tourisme au Brésil a commis une gaffe en publiant un message qui dénonçait en réalité la violence. 

Ce témoignage en anglais a été publié mardi soir dans les stories du compte Instagram d’Embratur, qui l’a ensuite supprimé après avoir été la risée des internautes. 

« Je ne peux recommander de visiter une ville dans laquelle j’avais peur de quitter mon appartement », affirmait l’auteure du témoignage, identifiée par le site d’informations G1 comme une Brésilienne de Curitiba (sud) habitant en Allemagne depuis six ans. 

Considérée comme la porte d’entrée du tourisme au Brésil, Rio, qui a accueilli les derniers jeux Olympiques en 2016, séduit des visiteurs du monde entier avec ses plages et sa nature exubérante, mais la « Ville merveilleuse » est aussi connue pour de graves problèmes de violence.  

L’agence a peut-être été induite en erreur par le début du message, qui dit que « Rio est une ville magnifique »... avant d’ajouter que « la beauté n’est pas suffisante ». 

La touriste, qui a dit à G1 avoir visité Rio avec son fiancé allemand et sa petite sœur, dresse ensuite une liste effrayante d’incidents qui ont émaillé son séjour de trois jours: « ma famille et moi avons été détroussées, ma sœur de 9 ans a été témoin d’un vol avec violence ». 

Embratur a expliqué dans un communiqué que ce témoignage avait été « partagé par erreur », ajoutant que l’agence comptait justement « informer la communauté internationale de la réduction de la violence en 2019 ». 

D’après l’Institut de sécurité publique (ISP) du gouvernement de l’État de Rio, le nombre d’homicides volontaires a chuté de 19% en 2019 par rapport à l’année précédente, avec près de 4000 cas, tout comme le nombre de vols sur la voie publique (environ 120 500, -8%). 

En revanche, plus de 1800 personnes ont été tuées par la police l’an dernier dans l’État, un nouveau record et une augmentation de 18% par rapport à 2018.