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«Ilya est un bon modèle» – Claude Julien

«Ilya est un bon modèle» – Claude Julien
Photo Martin Chevalier

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Il y a un dilemme avec Ilya Kovalchuk. D’ici la date limite des transactions du 24 février, Marc Bergevin aura à trancher entre une transaction et une prolongation de contrat pour l’ailier russe de 36 ans.   

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Kovalchuk n’a absolument rien coûté au CH. Le 3 janvier, Bergevin a pris un pari bien calculé en lui offrant un contrat à deux volets (700 000 $ dans la LNH et 70 000 $ dans la Ligue américaine).  

À la recherche d’une équipe depuis son divorce avec les Kings de Los Angeles à la mi-novembre, Kovalchuk cherchait à replacer sa carrière sur les rails. C’est ce qu’il a fait depuis son arrivée à Montréal. En 13 rencontres, il a récolté 10 points (5 buts, 5 passes) en plus de maintenir un différentiel de +5.   

En demande ?  

Avec d’aussi bonnes statistiques, Kovalchuk attirera l’attention d’équipes à la recherche d’un marqueur et d’un spécialiste de l’avantage numérique. Bergevin pourrait ainsi monnayer une simple signature de contrat en cours de saison contre un choix au repêchage. Selon différentes sources, le Tricolore exigerait un choix de 2e tour pour l’ailier de 36 ans. Mais il n’y a aucune certitude dans ce dossier. Le CH pourrait également songer à prolonger l’aventure avec son joueur.   

« Quand Marc a décidé de l’amener à Montréal, nous n’avions absolument rien à perdre, a rappelé Claude Julien. Côté salaire, il n’y avait pas de risque. S’il y avait une chose, c’est que nous avions tout à gagner. Mardi, il a marqué un autre gros but en fusillade contre les Devils. Il s’agit de points précieux. Il nous donne un bon coup de main depuis son arrivée.  

Je peux te dire que nous l’aimons comme joueur, nous aimons son attitude, a-t-il enchaîné. Il n’y a rien qui a changé depuis son arrivée. Ilya est un bon modèle pour nos jeunes joueurs. Il y a beaucoup de positif avec sa présence à Montréal. »  

Longues présences  

S’il y a un aspect négatif dans le jeu de Kovalchuk, c’est sa propension à étirer ses présences sur la patinoire. À ses 13 premières rencontres, il a dépassé le plateau des 20 minutes à sept reprises. Questionné à savoir si le Russe a besoin d’un aussi gros temps de jeu pour être efficace, Julien a offert une réponse des plus franches.   

« Il n’a pas besoin de 20 minutes par match, a répliqué l’entraîneur. Des fois, je vois le 20 minutes et je sais que ça pourrait être moins s’il faisait de plus courtes présences. Tu peux gagner deux minutes de plus en prolongeant des présences de quatre ou cinq secondes. »  

Kovalchuk a toutefois démontré une certaine polyvalence avec le CH en jouant autant à l’aile gauche qu’à l’aile droite, en plus de changer souvent de centre.   

« Il a joué avec Danault, Suzuki et Domi, a dit Julien. Il s’est promené au sein de trois trios. Avec une équipe en santé, nous avons une certaine profondeur et nous pouvons mieux équilibrer nos trios. »  

À la veille du match contre les Ducks d’Anaheim, Kovalchuk se retrouvait à l’aile gauche aux côtés de Domi et de Nick Cousins.