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Burkina: réouverture d’une mine d’or canadienne fermée après une attaque

Semafo
Photo courtoisie

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Le producteur d’or canadien Semafo a annoncé jeudi la réouverture de sa mine d’or de Boungou, au Burkina Faso, fermée en novembre après une attaque qui avait fait 38 morts parmi les employés. 

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La société prévoit pour les trois prochains mois de traiter en priorité les stocks de minerai existants sur le site, pour une production trimestrielle d’environ 42 000 à 46 000 onces d’or, soit un peu plus d’une tonne, a-t-elle indiqué dans un communiqué. 

Semafo
Gracieuseté, Semafo

Un hélicoptère pouvant transporter 10 employés à la fois a commencé à faire la navette entre la mine et Fada, ville située à environ 200 km à l’est d’Ouagadougou, a indiqué Semafo. 

Avant l’attaque du 6 novembre, une des plus meurtrières des cinq dernières années dans le pays, le transport se faisait plutôt par convois routiers. 

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Dès que la construction d’une piste d’atterrissage sera terminée, les transferts se feront par avion, a précisé Semafo, sans fournir d’échéancier. 

La société prévoit que l’extraction minière en soi ne reprendra qu’au quatrième trimestre, les stocks étant suffisants pour alimenter les installations pendant environ dix mois. 

Elle souligne cependant que le gouvernement devra à court terme améliorer la sécurité sur la route menant à la mine avant qu’elle ne puisse envisager une plus grande fréquence des livraisons d’or. 

Des discussions à ce sujet sont en cours avec les autorités, a ajouté l’entreprise. 

Le 6 novembre, des hommes armés non identifiés avaient tendu une embuscade à un convoi de cinq cars, escortés par des militaires, transportant des travailleurs de Boungou, à 40 km de la mine. 

Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est confronté à des attaques jihadistes, qui ont fait environ 800 morts selon un décompte de l’AFP et près de 600 000 déplacés depuis 2015. 

Sous-équipées et mal entraînées, les forces de l’ordre burkinabé n’arrivent pas à enrayer la spirale de violences. 

Selon l’ONU, 4 000 personnes ont été tuées en 2019 dans des attaques jihadistes dans ces trois pays.