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Les séries pour le Canadien: la grande illusion

Même en gagnant huit matchs par tranche de onze, le Canadien serait exclu des séries

Ducks c. Canadiens
Photo Martin Chevalier À l’Image du spectaculaire arrêt de Carey Price en fin de troisième période face aux Ducks d’Anaheim, jeudi, le Canadien devra réaliser un miracle pour accéder aux séries éliminatoires.

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Une chose est certaine, on ne pourra jamais accuser les joueurs du Canadien d’abandonner leur objectif de participer aux séries éliminatoires. D’ailleurs, les récents succès de l’équipe ont insufflé une dose d’énergie nouvelle dans l’entourage de l’équipe. 

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Fort des huit gains qu’elle a acquis au cours des 11 derniers matchs, la troupe de Claude Julien se trouve à six points d’une place en séries éliminatoires. Aux quatre coins du vestiaire, la bonne humeur règne. 

« Ça prouve que nous avons une équipe unie et travaillante. Tout le monde veut gagner et participer aux séries éliminatoires, a indiqué Marco Scandella au terme de l’entraînement de vendredi. C’est certain qu’on préférerait se trouver au sein des équipes qui sont actuellement positionnées pour se qualifier, mais on n’en est pas encore exclu. » 

Sur plusieurs plates-formes on peut entendre les fidèles de la Sainte-Flanelle, dont la foi est inébranlable, s’enorgueillir devant cette quasi-résurrection. Un retour à la vie qui, de plus, survient au moment où l’équipe tente d’enrayer l’épidémie de grippe qui la ronge de l’intérieur. 

« Mettez ça dans votre pipe, ceux qui ne croyaient plus le Canadien dans la course pour le tournoi printanier ! » 

Y croire à l’interne est primordial. D’ailleurs, l’inverse serait bien désolant. Il n’en demeure pas moins que cette proximité avec le dernier rang donnant accès aux séries a toutes les allures d’un mirage. 

Trop peu, trop tard 

Personne dans l’Association de l’Est n’a joué plus de matchs que le Canadien (56). Avant les matchs de vendredi, toutes les équipes qu’il tente de rattraper avaient joué deux rencontres de moins (trois dans le cas des Panthers). Quant aux Rangers, qui sont tout juste derrière, ils possèdent quatre joutes de priorité sur les Montréalais. 

« Ce sera assurément un gros défi, mais ce n’est pas un défi impossible à réaliser, a soutenu l’entraîneur du Canadien. Le temps file, mais si on continue de gagner, on ne sait jamais. D’ailleurs, si on maintient une fiche de 8-3-0 à chaque tranche de 11 matchs, nous nous donnerons une chance.» 

En réalité, il faudra faire encore mieux. Il reste 26 matchs à la saison du Canadien. Si, d’ici la fin de la campagne, il maintient un dossier de ,727 (l’équivalent de huit gains en 11 matchs), il ajoutera 19 victoires, donc 38 points à sa fiche.  

En ajoutant les 59 points qu’il affiche déjà, le Tricolore obtiendrait un total de 97 points. Or, comme l’an dernier, le CH risque d’arriver trop court.  

Ça prendrait un miracle 

Les Maple Leafs se cherchent 

Les hommes de Claude Julien pourraient augmenter leurs chances de réussite en prenant la mesure des Maple Leafs samedi soir. Les visiteurs du Centre Bell affichent six points d’avance sur leurs éternels rivaux. 

« On ne vous mentait pas quand on disait qu’on n’abandonnerait pas, a lancé Brendan Gallagher. Il reste encore beaucoup de travail à faire. Le match de demain [samedi soir] sera le plus important de l’année, mais simplement parce que c’est le prochain. Il y aura deux gros points à l’enjeu.» 

Récemment, les représentants de la Ville Reine en ont arraché. Les Leafs n’ont remporté que cinq de leurs 12 derniers matchs. D’ailleurs, devant le filet, leur situation n’est pas sans rappeler celle du Canadien. Le gardien auxiliaire peine à remporter des victoires. 

Michael Hutchinson montre un dossier de 4-9-1, une moyenne de buts alloués de 3,66 et un taux d’efficacité de ,886. Devant son incapacité à faire le travail, les Leafs ont fait l’acquisition, plus tôt cette semaine, de Jack Campbell. 

Avec Frederik Andersen blessé au cou, il n’y a avait pas de risque à prendre.