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Le Beach Club se défend face à la Régie

GEN-HELLS ANGELS, CANADA RUN AU BEACH CLUB
Photo Martin Alarie

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Un des copropriétaires du Beach Club se défend d’avoir permis la présence de Hells Angels qui sont venus faire la fête dans leur établissement, soutenant qu’ils sont obligés de les tolérer.  

« C’est dur de les empêcher d’entrer sur notre site », a fait valoir vendredi Dominique Primeau, qui possède le bar à ciel ouvert de Pointe-Calumet avec ses fils Olivier et Julien. L’établissement a une politique empêchant les motards d’afficher leurs « patchs », mais ils ne peuvent pas les obliger à les retirer, a témoigné l’homme d’affaires lors des audiences du Beach Club devant la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ), au palais de justice de Montréal.  

Le complexe doit se défendre devant le tribunal administratif, car la Régie de police du Lac des Deux-Montagnes (RPLDM) a relevé plusieurs anomalies liées à l’établissement licencié.  

Entre 2016 et 2018, on y a notamment recensé une cinquantaine d’intoxications à l’alcool ou à la drogue, des bagarres, de la vente de drogue et la présence de Hells à une douzaine d’occasions.  

« Délicat » 

Or, il est très « délicat » pour les agents de sécurité du Beach Club d’interagir avec les motards, a avoué Edwardson Chery, directeur des opérations de l’entreprise embauchée pour y assurer la sécurité.  

« Oui, il y a une réticence, on ne veut pas mettre de l’huile sur le feu, a-t-il illustré. Est-ce qu’on peut forcer quelqu’un à enlever ses “patchs” ? [...] Non, mais on leur dit les consignes de l’établissement. » 

Selon lui, certains motards auraient obtempéré en apprenant la politique interne, tandis que d’autres auraient exprimé leur réticence et auraient refusé.  

Peu d’incidents 

Disant ne pas minimiser la situation, Dominique Primeau a aussi affirmé vendredi que le nombre d’incidents au Beach Club est relativement peu élevé, « considérant tous les événements qu’on fait et le nombre de personnes qui s’y rendent ».  

« Sur 6000 personnes, c’est juste 2 %-3 % qui vont ressortir bien étourdis », évalue-t-il. 

Selon lui, plusieurs mécanismes sont en place pour assurer la sécurité de la clientèle, notamment des fouilles corporelles, des patrouilles dans le stationnement et des directives très claires pour ne pas servir les fêtards qui sont trop en état d’ébriété. « [Des stupéfiants], je n’en veux pas sur mon site », a-t-il notamment martelé.  

« On veut tout le temps s’améliorer chaque année, a conclu M. Primeau. Je me sens “renforci” par [les audiences devant la RACJ]. » 


♦ Dans ce dossier, les plaidoiries débuteront lundi.