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Les motoneigistes débutants devraient être formés

Le traditonnel Grand Prix de Valcourt a pris son envol en plein blizzard, vendredi

Valcourt
Photo collaboration spéciale, Alex Drouin Les estrades étaient presque vides vendredi, au GP de Valcourt, à cause du mauvais temps, et les qualifications ont été annulées.

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VALCOURT  |  Les personnes qui utilisent une motoneige pour la première fois devraient suivre une formation obligatoire selon le président du Grand Prix de Valcourt, qui s’amorçait vendredi en pleine tempête de neige.

« Un ski-doo peut être très dangereux pour une personne qui en fait pour la première fois, car c’est une machine très puissante et sous-estimée », souligne
Martin Simard lorsque Le Journal l’a rencontré vendredi.

Martin Simard.
Président
Photo collaboration spéciale, Alex Drouin
Martin Simard. Président

« Il faudrait, au minimum, un cours de base pour enseigner la sécurité aux personnes qui s’assoient sur une motoneige pour la première fois, afin qu’elles comprennent comment effectuer un virage, comment accélérer ou quoi faire lorsqu’on rencontre un autre ski-doo », ajoute-t-il.

Formation attestée

Ce dernier croit également que les guides qui accompagnent des groupes dans lesquels il y a souvent plusieurs touristes néophytes devraient aussi « être formés et avoir une reconnaissance d’un organisme quelconque ». Ce n’est pas le cas présentement.

Des erreurs humaines

Depuis le début de la saison, 14 personnes ont péri dans des accidents de motoneige au Québec, soit le double qu’à pareille date l’an dernier, selon une compilation effectuée par Le Journal. 

Cinq touristes français et leur guide ont sombré dans les eaux glacées de la rivière La Grande Décharge au Saguenay–Lac-Saint-Jean, le 21 janvier dernier. 

Invité à commenter la série noire des décès, M. Simard est resté prudent. 

« C’est difficile de juger, car on n’a pas toute l’information encore pour chacun d’entre eux. Est-ce de la témérité ? De l’insouciance ? Une erreur humaine ? On ne le sait pas », dit-il.

« Le problème est la personne derrière le guidon et la manière dont elle conduit, croit celui qui a occupé le poste de la présidence lors des 10 dernières années, Donald Lemay. C’est la témérité qui va faire en sorte qu’il va y avoir des accidents. »

Annulations

L’un des pilotes expérimentés du Grand Prix, Érick Legendre, 53 ans, croit que les nombreux décès récemment rapportés ternissent ce loisir.

« Ça affecte un peu l’image populaire », croit-il.

Un autre vétéran, Francis Gravel, abonde dans le même sens.

« Certains de ces décès sont dus à un manque de connaissance du territoire et ça salit [l’image de] la motoneige », soutient-il.

Pour cette première journée de compétitions, les pilotes ont décidé d’annuler les qualifications ainsi que les finales pour leur propre sécurité en raison des mauvaises conditions météorologiques, soit une trentaine de courses.

Par conséquent, les spectateurs, très peu nombreux, n’avaient que des essais à se mettre sous la dent vendredi.