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Le Maine tiendra un référendum

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Le scénario catastrophe d’Hydro-Québec se confirme en Nouvelle-Angleterre. Les opposants à la construction d’une ligne à haute tension Québec-Maine sont parvenus à obtenir bien plus que les 63 000 signatures requises pour forcer la tenue d’un référendum sur le projet, en novembre 2020. 

À quelques semaines de l’échéancier fixé par la loi, les adversaires d’Hydro-Québec ont obtenu les appuis d’à peu près 75 000 personnes. Certaines signatures pourraient être rejetées par les instances de l’État, mais le PDG d’Hydro-Québec, Éric Martel, ne se leurre pas. Il faudra fort probablement lancer toute une campagne référendaire pour convaincre les électeurs du Maine du bien-fondé du projet.

Coûteuse campagne

Pas moins de 220 000 $ auraient déjà été consacrés jusqu’à maintenant par Hydro-Québec dans cette campagne, à un rythme d’environ 60 000 $ par mois. Si elle se poursuit jusqu’en novembre, Hydro pourrait donc engloutir plus d’un million de dollars américains en publicités et interventions de lobbying.  

Hydro n’entend ménager aucun moyen pour convaincre les électeurs. La compagnie a déjà fait paraître une pleine page de publicité en page 2 d’un quotidien local.

« On va être sur le terrain, on va expliquer nos projets. Il y aura une campagne dans les journaux, à la télé et aussi dans les différents comtés pour être capables de bien expliquer les bénéfices du projet », a expliqué le PDG Éric Martel. 

Leurs opposants sont principalement associés à l’industrie fossile, selon lui. 

Rappelons que le partenaire d’Hydro-Québec dans le Maine, Central Maine Power, prévoit construire la ligne New England Clean Energy Connect (NECEC) de 1200 mégawatts, d’une longueur de 233 km, au coût d’un milliard $ US. Hydro va construire la partie du réseau qui se rendra jusqu’à la frontière américaine, puis c’est elle qui exportera l’électricité à même la ligne.