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Le projet de loi 40: «une réelle prise de position dans les écoles», croit le président de la FQDE

Le projet de loi 40: «une réelle prise de position dans les écoles», croit le président de la FQDE
Joël Lemay / Agence QMI

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Le président de la Fédération québécoise des directions d’établissements d’enseignement (FQDE), Nicolas Prévost, accueille favorablement l’adoption du projet de loi 40 et, de surcroît, l’abolition des commissions scolaires qui encouragera, selon lui, la prise de position des écoles.  

«C’est une réelle décentralisation, une réelle prise de position dans les écoles», a indiqué le président de la FQDE au microphone de l'émission Dutrizac à QUB radio, vendredi matin.    

«On était plus dans un rôle d’exécutant que dans un rôle d’administrateur et, nous, on veut jouer un rôle d’administrateur avec nos équipes-écoles», a-t-il renchéri.    

Le projet de loi 40, qui transformera les commissions scolaires en «centres de services», devrait aussi abolir 677 postes de commissaires scolaires, représentant une économie de 45 millions $ sur quatre ans.    

Écoutez l'entrevue complète de M. Nicolas Prévost ici:  

Selon le président de la FQDE, la nouvelle loi simplifiera largement la reddition des directions d’écoles envers les commissions scolaires.    

Ingérence et manque d’uniformité  

Toujours en entretien à QUB radio, M. Prévost a tenu à rappeler les préoccupations premières des directions d’établissements d’enseignement envers les commissions scolaires.  

«Des fois, on avait un mandat qui arrivait de la commission scolaire [...] qui nous disait que ce serait telle méthode ou tel moyen qui serait bon à instaurer dans nos écoles, peu importe les établissements, peu importe [si nous étions en] milieu favorisé, défavorisé», a-t-il affirmé.    

Ce dernier soulignait de plus la «géométrie variable» d’une commission scolaire à une autre et dénonçait une implication inégale des commissions scolaires dans les écoles.    

Une adoption d’articles peu constructive  

Nicolas Prévost a par ailleurs déploré la lenteur du processus menant vers l’adoption du projet de loi 40: «il y a eu 90 heures de discussions pour une adoption de 17 articles», a-t-il dit.    

Il a de plus dénoncé le manque d’objectivité des discussions et le temps perdu sur certains détails du projet. «Au début des discussions article par article, il y a eu quelques heures sur "que va t'on faire avec la papeterie quand on va changer le nom des commissions scolaires pour des centres de services"», a-t-il lancé.    

«Un immense gâchis», croit la CSDM  

La présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Catherine Harel-Bourdon, s’est pour sa part dite extrêmement inquiète des changements à venir.    

«C’est un immense gâchis, j’ai honte par rapport au gouvernement du Québec qui s’apprête à faire un quatrième bâillon [qui] va enlever le droit de vote aux citoyens francophones», s’est-elle insurgée en entrevue avec Benoît Dutrizac, vendredi matin.    

Mme Harel-Bourdon croit que l’abolition des commissions scolaires n’aura rien de positif pour les élèves.    

«C’est les familles les plus vulnérables qui n’auront plus personne pour porter leur voix. Je parle des personnes sous le seuil de la pauvreté, je parle des 13 000 élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation qu’on a dans nos écoles, je parle des familles immigrantes qui ne maîtrisent pas le français», a-t-elle déclaré.    

La présidente de la CSDM dénonce les résultantes de la décentralisation visée par le projet de loi. «On s’en va vers un centre de services avec 200 petites écoles qui vont prendre des décisions», a-t-elle indiqué.    

Écoutez l'entrevue complète de Mme Catherine Harel-Bourdon ici:  

  

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