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Loi 21 : pas d’exode vers le Manitoba...

Loi 21 : pas d’exode vers le Manitoba...

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Vous vous souvenez de la publicité pleine page parue dans Le Devoir, que s’était acheté en novembre le gouvernement du Manitoba?  

La pub listait«21 raisons» pour lesquelles des Québécois opposés à la loi 21 sur la laïcité de l’État devraient, selon lui, déménager au Manitoba, ce présumé centre intergalactique du bonheur infini et de la tolérance en toutes choses.  

Le gouvernement manitobain se cherchait, paraît-il, de nouveaux fonctionnaires «bilingues». D’où cette campagne particulièrement inélégante pour tenter d’en recruter au Québec.  

Voici l’analyse que j’en faisais ici dans ma chronique «21 nuances de démagogie».   

Or, La Presse canadienne nous apprend aujourd’hui que la pub manitobaine a littéralement fait patate. On s’y attendait fort bien par ailleurs...  

L’article cite Olivia Billson, attachée de presse du premier ministre manitobain, Brian Pallister.  

Je traduis : «Depuis le 28 novembre jusqu’à maintenant, la province (du Manitoba) a reçu un total de 29 curriculum vitae par le bais de son adresse courriel servant à appliquer pour sa fonction publique – 17 de ces personnes résidait au Québec ou se servait d’une adresse située au Québec -, les adresses des 12 autres provenaient d’autres provinces que le Québec ou d’autres pays que le Canada.»  

Eh oui. Dix-sept personnes seulement supposément du Québec, auraient donc signifié leur intérêt à peut-être travailler au Manitoba suite à la pub anti-loi 21 de son gouvernement.  

Eh oui, 17 personnes sur un grand total des 8 428 200 personnes formant la population estimée du Québec en date de la fin 2019. Une très mauvaise farce.  

La morale de cette histoire : que l’on soit pour ou contre la loi 21 du gouvernement Legault, la prochaine fois que le premier ministre manitobain Brian Pallister se fendra à nouveau d’une de ses sorties grandiloquentes et démagogiques sur la supposée «intolérance» du Québec envers ses minorités, on se rappellera de ce même chiffre : 17.  

Dix-sept, c’est même moins en nombre que les «21» raisons données par le gouvernement manitobain pour attirer dans sa province des fonctionnaires québécois craignant selon lui les effets de la loi 21.  

Bravo champion...