/sports/soccer/impact
Navigation

Saba sort de l’ombre

Le club montréalais avait le milieu axial haïtien à l’œil depuis un moment

Steeven Saba
Photo courtoisie, Impact de Montréal Steeven Saba a signé un contrat d’un an avec deux années d’option mardi avec l’Impact.

Coup d'oeil sur cet article

ST. PETERSBURG | À 26 ans, Steeven Saba commence à sortir de l’ombre et l’Impact n’a pas hésité à lui faire signer un contrat d’une saison assorti de deux années d’option en début de semaine.  

• À lire aussi: Piatti là pour encore combien de temps?

Le joueur originaire de Port-au-Prince, à Haïti, s’exprime surtout en créole et en anglais, même s’il se débrouille bien en français. L’entrevue, elle, s’est déroulée dans la langue de Shakespeare.  

Il faut dire que même s’il a grandi dans la capitale haïtienne, faisant ses classes au sein de l’académie de développement FC Shana, il a aussi vécu aux États-Unis grâce à une bourse d’études de la Weston Academy, qui est située en Floride. Notons que son père possède aussi la citoyenneté américaine.  

« J’ai été convoqué par l’équipe nationale U18 des États-Unis quand j’étais à Weston, puis j’ai décidé de jouer pour l’équipe nationale d’Haïti parce que c’est la maison, c’est là d’où je viens. »  

Révélation  

Un peu comme Samuel Piette il y a quelques années, c’est lors de la dernière Gold Cup que le milieu de terrain, qui évoluait au Violette AC en Haïti, a été révélé.  

« Je crois que la Gold Cup a joué un rôle énorme dans ce qui m’arrive aujourd’hui, assure-t-il. Je suis reconnaissant envers les entraîneurs de l’équipe nationale qui m’ont donné la chance de montrer ce que je pouvais faire. »  

En l’espace de deux semaines, il a été en mesure de se montrer suffisamment convaincant pour que l’Impact lui offre un contrat, ce qui a chamboulé sa vie.  

« Quand j’ai été invité par Montréal, j’étais fou de joie, parce que c’est ce dont tu rêves quand tu es jeune.  

« Quand j’ai reçu l’offre de contrat, j’ai parlé à ma mère, et, pour être honnête, nous avons tous les deux pleuré parce que c’est la réalisation d’un rêve de jouer au soccer professionnellement. »   

Marche haute  

Sans rien enlever à la qualité du foot haïtien, Saba a une haute marche à gravir pour rejoindre le niveau de la MLS, et il le sait.  

« C’est un énorme pas que je dois franchir, alors je vais devoir continuer de m’améliorer continuellement afin de donner aux entraîneurs ce qu’ils attendent de moi. »  

Thierry Henry a avoué que l’équipe l’avait à l’œil depuis un certain temps déjà, ajoutant au passage que le jeune allait avoir du pain sur la planche.  

« C’est un apprentissage pour lui, la vitesse est un peu au-dessus, il va apprendre la MLS. Il va nous apporter énormément sur sa qualité technique, et il récupère des ballons. »  

À l’aise  

Saba évolue comme milieu axial et affirme être à l’aise qu’on lui confie un rôle défensif ou offensif.  

« J’aime jouer un football de possession, j’aime passer, et je suis un vrai combattant.  

« Je suis un joueur d’équipe, peu importe ce qu’on va me demander pour aider l’équipe, je vais le faire. »  

Il risque aussi d’être à l’aise lorsqu’il sera bien installé à Montréal puisqu’on y retrouve une importante communauté haïtienne, ce qui ne lui a pas échappé.  

« Je suis au courant qu’il y a une grosse communauté haïtienne à Montréal, j’en ai entendu parler et je l’ai vu de mes yeux. Je les attends tous au stade. »  

Remarquez, ce n’est pas étonnant, parce que les Haïtiens sont fiers des leurs, comme il le rappelle.  

« La réaction a été folle en Haïti quand j’ai signé, parce que là-bas, les gens sont derrière nous. Je leur dois beaucoup. »