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Chéri, j’ai rétréci la maison!

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MONTRÉAL – Avec le vieillissement de la population, de plus en plus de Québécois se contentent d'habiter dans un espace plus petit. Si beaucoup partent vivre en condo à leur retraite, les microhabitations ont aussi la cote chez les baby-boomers depuis quelques années. 

Pourtant, quand Maisons Confort Design a conçu son premier modèle usiné, il y a cinq ans, peu y croyaient. À l’époque, les règles de zonage des municipalités désavantageaient ces maisons jugées trop petites avec leurs 16 pieds de largeur et leurs 30 ou 40 pieds de longueur. 

«Au départ, pas une ville n'en voulait. Aujourd’hui, ce sont les villes qui nous contactent pour faire un développement. Les mentalités ont changé», s’est remémoré François Hébert, directeur principal des ventes de l’entreprise. 

Samedi, il profitait du salon ExpoHabitation de Montréal pour recruter de nouveaux acquéreurs. 

À l’heure actuelle, Maisons Confort Design a reçu le feu vert des autorités pour une quinzaine de quartiers, presque tous dans la troisième couronne de Montréal. 

Assez grands pour une famille 

Certains endroits sont déjà habités et parmi les propriétaires, 90% ont plus de 55 ans, a estimé François Hébert. 

«Mais on travaille à aller chercher les plus jeunes et les familles. Une grosse maison, c’est beaucoup d’entretien et ça coûte cher», a poursuivi Isabelle Moreau, responsable du marketing pour Maisons Confort Design, qui insiste pour dire que chacune des installations usinées peut être personnalisée. 

ETIENNE PARE / AGENCE QMI

«Tu peux avoir une chambre ou deux. Tu peux rajouter une terrasse. Tout le monde qui rentre dans la maison est complètement surpris. Ça a l’air plus petit de l’extérieur», a-t-elle ajouté. 

Alain Cloutier, qui s’est lancé dans la conception de maisons compressées à l’automne dernier, soulève aussi l’argument économique pour convaincre plus de jeunes couples à se tourner vers ce type de propriétés. 

«L’électricité, c’est environ le tiers de ce que ça coûterait pour une maison normale», a mentionné celui qui a décidé de produire des maisons mobiles «de luxe» pour se démarquer de la compétition. 

Encore quelques contraintes 

Même si le marché des microhabitations est en pleine effervescence, les constructeurs ont encore des bâtons dans les roues pour arriver à répondre à la demande. 

Les villes de la banlieue limitrophe de Montréal ont encore des règlements d’urbanisme très stricts à ce sujet. 

«On sent que c’est en train de changer. On se rapproche de plus en plus de Montréal», a nuancé Isabelle Moreau, optimiste. 

Chez Maisons Confort Design, une microhabitation se vend à partir de 130 000 $.