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Et si jamais le CH faisait les séries...

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Photo d’archives, AFP Claude Julien fait tout son possible pour que son équipe participe aux séries.

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On s’entend, ça va prendre un miracle pour que le Canadien participe aux séries éliminatoires cette année. Par contre, si ça devait se produire, on pourrait dire qu’on a assisté, mardi, au point tournant de la saison. 

La victoire de 5 à 4 contre les Devils du New Jersey en tirs de barrage, alors que l’équipe tirait de l’arrière 3 à 0 et que c’était Charlie Lindgren devant le filet, a tout d’un match pivot.L’équipe a maintenant remporté sept de ses 10 derniers matchs et se retrouvait, avant les matchs d’hier soir, à six points d’une place en séries. Contrairement à ce que certains partisans espèrent, il est évident que personne n’a baissé les bras dans l’organisation. 

De toute façon, tu ne peux pas demander à des athlètes fiers de lever le pied. Ça ne se fait tout simplement pas. 

L’entraîneur-chef, lui non plus, n’a pas abandonné. Claude Julien se débat comme un diable dans l’eau bénite pour aider son équipe à gagner le plus de matchs possible. 

LE DG, LUI ? 

Tout ça pour en revenir au fameux et surtout très mystérieux plan de Marc Bergevin. Les joueurs du Canadien veulent faire les séries, l’entraîneur-chef aussi. Mais, au deuxième étage, que veut vraiment Bergevin ? Personne ne le sait. 

On ne sait pas plus comment sont les relations entre lui et Julien. Est-ce que les deux pensent de la même façon ? Je sais, par expérience, que les frictions entre un entraîneur et son patron ne sont pas rares. Le gérant pense plus à long terme que l’entraîneur et ça ne changera pas. 

Tout ça, évidemment, avec la période des transactions qui approche à grands pas. Cette semaine, il y a presque juste Youppi ! qui n’a pas été le sujet d’une rumeur de transaction ! C’est normal, ça fait partie de Montréal. Les amateurs sont passionnés et ils veulent ce qu’il y a de mieux pour leur équipe favorite. 

Je l’ai dit dans le passé, mais il n’y a aucune logique, dans ma tête, à échanger des joueurs comme Tomas Tatar et Jeff Petry. Tatar est le meilleur pointeur de l’équipe et ça fait longtemps que Montréal n’a pas compté sur un joueur faisant partie des 30 premiers compteurs du circuit Bettman. 

Et on voudrait l’échanger ? 

Quant à Petry, il est rapide, mobile et peut prendre la place de Weber quand ce dernier est blessé... comme maintenant. 

KOVALCHUK 

Quant à Ilya Kovalchuk, les gens l’ont adopté à Montréal, et pour cause. Même s’il est âgé de 36 ans, il joue du hockey inspiré depuis son arrivée avec le Tricolore. Tout porte à croire qu’il ne sera pas échangé. 

Par contre, il y a un grand danger à le garder et à lui offrir une prolongation de contrat. Comme je le disais, il a 36 ans. Shea Weber en a 34. 

Parfois, en voulant faire plaisir aux gens, on oublie que ce genre de hockeyeur peut devenir un important boulet dans une équipe. Le meilleur exemple : les Sharks de San Jose. Ils ont accepté de garder dans leur alignement des vétérans en fin de carrière comme Joe Thornton et Patrick Marleau. 

On voit le résultat actuellement. 

DES BOULETS 

Le problème avec ces vétérans, c’est que tu n’as pas le choix de les utiliser. Quand Shea Weber va ralentir, l’équipe ne pourra pas simplement le mettre de côté. Ce sera la même chose avec Kovalchuk. 

C’est donc tout un casse-tête pour le Canadien et son directeur général puisque ces vétérans aident l’équipe dans leur poussée ultime vers une participation aux séries.
 

- Propos recueillis par Kevin Dubé 

Les échos de Bergie  

UNE COURSE FOLLE 

La course au trophée Maurice-Richard sera enlevante d’ici la fin de la saison ! Avant les matchs d’hier, Alex Ovechkin venait au premier rang des buteurs du circuit Bettman avec 40 filets, tandis qu’Auston Matthews (39) et David Pastrnak (38) le talonnaient de près. Ça va être spectaculaire. Ceci étant dit, sans rien enlever à Matthews et à Pastrnak, Ovechkin est dans une classe à part. C’est un véritable phénomène. En plus d’être l’un des francs-tireurs les plus prolifiques de l’histoire de la LNH, c’est un véritable char d’assaut sur la glace.
 

BON CHOIX DES LEAFS 

Le directeur général des Maple Leafs de Toronto, Kyle Dubas, n’avait pas le choix de faire l’acquisition d’un deuxième gardien de but de qualité. En fin de compte, il s’est tourné vers Jack Campbell des Kings de Los Angeles, qu’il a acquis en compagnie de Kyle Clifford en retour de Trevor Moore et de deux choix de repêchage. Le jeu atroce de Michael Hutchinson en l’absence de Frederik Andersen rendait impensable l’idée de continuer avec lui. Les Maple Leafs ne peuvent se permettre de rater les séries et chaque petit point compte. D’ailleurs, on n’aurait jamais cru dire ça, mais le match contre le Canadien, ce soir, sera d’une importance capitale pour la course aux séries.
  

LA FIN POUR « GALCHY » ? 

Ça sent encore la fin pour Alex Galchenyuk avec son équipe. Cette fois-ci, ce sont les Penguins de Pittsburgh qui ont visiblement perdu patience avec l’ancien choix de première ronde du Canadien de Montréal. Il a même été laissé de côté jeudi dernier. Finalement, il semble que le Canadien et les Coyotes se soient échangés des problèmes quand Galchenyuk a été échangé contre Max Domi. Ce dernier joue avec frustration et il laisse Marc Bergevin dans une position délicate. S’il lui offre un contrat à long terme, il établira les bases de négociation des prochains contrats de Philip Danault, Brendan Gallagher, Tomas Tatar et Joel Armia. Je pense que le CH se doit d’écouter les offres pour Domi avant qu’il ne devienne une trop grande distraction.